POLITIQUE ECONOMIQUE

Simples réflexions sur la crise
Il faut réviser le Traité de Lisbonne
Les gouvernements pourront-ils juguler la spéculation ?
La Fondation Friedrich-Ebert, proche du parti social-démocrate allemand SPD, analyse la crise : Euroland sur la sellette
Après le désastre grec : l'union monétaire a besoin de réformes fondamentales
Qu'est-ce que le "Lobbying" ?

ENTREPRISES

Retour gagnant : une entreprise française à la pointe des  technologies de l'informatique
Dassault Aviation - Eco-conception : un atout "écolonomique"
Aviation suborbitale, à la frontière de l'espace
A propos de Dassault Falcon : les avions d'affaires les plus performants du monde
Rheinmetall envisage une offre de reprise de Simrad Optronics ASA en Norvège
Rheinmetall devient fournisseur toutes catégories de technologies de protection civiles et militaires
Bosch remonte la pente après la crise
MEMRI

 

 

POLITIQUE ECONOMIQUE

SIMPLES REFLEXIONS SUR LA CRISE

Après avoir vu maintes émissions télévisées, entendu de nombreuses émissions radios et lu pléthore d'ouvrages et articles sur la crise mondiale et l'euro, après avoir discuté avec des responsables, on ne peut être que dubitatif sur la volonté de nos politiques et économistes de remettre l'économie et la finance sur les rails. Ceci n'est certes pas dû au fait qu'on a élu des incapables, loin de là. Le problème réside plutôt dans le fait que personne ne veut dire la vérité sur les véritables origines de ces crises et en tirer les conséquences. Il est si facile de faire porter le chapeau aux fonds, aux banques et aux riches, alors pourquoi s'en priver ? Et puis, cela fait plaisir à une certaine catégorie d'électeurs. Mais est-ce bien une façon responsable de faire de la politique ?

1. Tout le monde s'accorde pour dire que la crise financière et économique mondiale a pour origine les "subprimes", mais le consensus s'arrête déjà là. On accuse en effet les banques d' en être responsables parce qu'elles ont vendu des titres "pourris", c'est-à-dire d'avoir "titrisé" des dettes qui ne valaient même pas le papier sur lequel elles étaient inscrites. On peut certes leur reprocher de l'avoir fait, mais les subprimes n'étaient pas leur invention. Rappelons que c'est le gouvernement US qui, dans un grand élan de générosité et de populisme, les a forcées à accorder des crédits immobiliers à une tranche de la population qui n'avait manifestement pas les ressources suffisantes pour procéder à des remboursements et tout cela pour que chaque citoyen puisse réaliser le rêve américain d'avoir sa propre maison. Sur le plan moral, on ne peut qu'approuver, mais est-ce une décision responsable sur le plan économique? Bien sûr que non. Nul n'ignore qu'on ne peut rembourser des dettes, si l'on a pas de rentrées d'argent.

Or, au lieu de nommer les véritables responsables, on s'en prend aux banques auxquelles on reproche in fine d'avoir appliqué les instructions des politiques de leur pays. Certes, elles ont probablement pris une part de responsabilité en attisant le feu, mais ce ne sont pas elles qui ont allumé le feu. Qu'elles essayent ensuite de se "passer la patate chaude", ne me paraît rien d'autre que normal, après tout elles sont responsables des sommes qui leur ont été confiées par leurs clients.

Il en est de même pour les fonds qui sont accusés de tous les maux de la terre ( les sauterelles, comme disait élégamment un responsable politique SPD de tout premier plan). Personne ou presque personne ne dit que la plupart des fonds appartiennent à des fonds de pension et que leur seul objectif est de faire fructifier le capital qui leur est confié et qui servira plus tard à payer les retraites des petits épargnants. Ce ne sont pas les riches qui placent leur argent dans ces fonds, mais bien le petit commerçant, le petit artisan, le petit ouvrier dans les pays qui ne connaissent pas la retraite par répartition. Si ces fonds n'existaient pas, il reviendrait alors à l'état d'assurer le paiement sous quelque forme que ce soit.

On objectera que les états ont du injecter des milliards d'euros et de dollars dans les banques pour que le système perdure. Certes, c'est probablement exact, mais à qui la faute, aux banques ou aux politiques qui leur ont imposé l'octroi de crédits à des personnes qui, de toute évidence, étaient dans l'incapacité de les rembourser ? N'était-ce pas normal, du moins aux E-U, que l'état répare son inconscience économique? Le problème, c'est que l'Europe a aussi été contaminée et que ce n'est ni la faute des politiques européens ni de celle des banques européennes.....

Il ne s'agit pas ici de faire un procès d'intention aux politiques, mais tout simplement de rétablir une vérité.

2. L' introduction de l'euro a peut-être été une bonne chose sur le plan politique, mais sans politique économique commune, c'était une aberration. Mais l'enfer n'est-il pas pavé de bonnes intentions?

La question est maintenant de savoir si les pays qui ont adhéré à la monnaie commune sont disposés à jeter les bases d'une politique économique commune. On est en droit de se poser la question quand on voit les difficultés du "couple" franco-allemand pour trouver un consensus.

Le premier pas consisterait certainement à définir quel genre de politique on veut voir la zone euro appliquer, à savoir une économie sociale de marché comme en Allemagne ou une politique plus "Etat providence" comme les pays du nord de l'Europe. Malheureusement, aucun homme(ou femme) politique ne semble disposé à soulever la question. Or, il est évident que la situation actuelle ne peut pas continuer.

Le problème est qu'un choix de politique économique implique un choix politique et qu'aucun Etat n'acceptera de se voir imposer sa politique par d'autres Etats.

La proposition de l'Allemagne soutenue par la France, semble aller à cet égard dans le bon sens. Un Etat qui laissera son déficit filer, sera passible de sanctions pouvant aller jusqu'à la suppression de toute subvention communautaire.

                                                                                                                                                                          Gilles Dubois

 

● Il faut réviser le Traité de Lisbonne

Le 26 avril 2010 à minuit et demi sur la chaîne PHOENIX, l'ancien ministre social-démocrate (SPD) des Finances Hans Eichel débattait avec l'expert économique du parti libéral (FDP) Hermann Otto Solms du drame grec. Le socialiste Eichel estimait qu'il aurait fallu assortir la règle de non-dépassement de 3% du PIB en matière de déficits budgétaires de contrôles financiers des Etats membres, quitte à envoyer sur place des commissaires aux comptes de l'Union Européenne. Le libéral Solms était d'accord. Puis Eichel prononça à propos de l'Union Européenne le mot «Etat fédéral » - Bundesstaat -- que le parti chrétien-démocrate CDU de Mme Merkel a radié de son programme. Eichel : « Nous avons trop vite laissé tomber ce qui a formé les Etats-Unis d'Amérique ». Le fait est que les dégâts sont désormais irréparables. En plus, le tribunal constitutionnel de Karlsruhe y mis son grain de sel, un de ses juges ayant statué que l'UE n'était pas un Etat fédéral et ne pouvait donc prétendre à la souveraineté populaire !

« Alors que faire ? », avons-nous demandé à notre confrère Jürgen Wahl, journaliste allemand chevronné, Européen convaincu et grand ami de la Pologne. « Dire au peuple allemand que la somme versée par Berlin en garantie pour la Grèce correspond exactement à la part allemande du montant total et que les Allemands ne sont pas les seuls à payer. Que les médias donc faussent la vérité quand ils prétendent que < les Allemands vont devoir envoyer leur argent à Athènes >. Ils ne feront que verser leur quote-part à la Banque Centrale Européenne. 2. Mais que, certes, ce sont les Allemands qui doivent stopper un effet domino dans le contexte Portugal-Italie-XX. 3. Il nous faut pour cela imposer une révision du Traité de Lisbonne. Quelques mots suffiront pour dire qu'il est possible d'exclure les Etats fautifs. Ou bien alors réunissons une conférence au sommet de l'eurogroupe pour mettre fin aux névroses souverainistes. Il faut que les Etats qui n'acceptent pas de se soumettre à des traitements prophylactiques supportables quittent d'eux-mêmes la zone euro. Le Trait de Lisbonne les y autorise. Ceux d'entre eux qui resteraient dans l'eurogroupe plongeraient plus profond encore dans la faillite ».

 

● Les gouvernements pourront-ils juguler la spéculation ?

Qu’est-ce qu’un spéculateur? La « Süddeutsche Zeitung » l’expliquait récemment par une parabole : « Un homme qui va dans un restaurant et commande des huîtres. Il n’a pas d’argent, mais il espère qui pourra payer la facture avec une perle qu’il trouvera dans une huître ». Etymologiquement, ce terme signifie « observateur ». Le spéculateur observe les variations de prix sur les marchés financiers et cherche à en tirer profit. Ces derniers temps, les spéculateurs ont misé sur la banqueroute de la Grèce.

Cela peut se faire par exemple en contractant des assurances pour non remboursement de crédits auprès de banques et assurances. Les banques elles-mêmes s’assurent contre ces risques auprès d’autres banques. Ces polices d’assurances s’appellent les Credit Default Swaps (CDS). Elles ne sont pas cotées en Bourse, mais sont négociées de banque à banque en fonction des prévisions de risques. La spéculation commence au moment om celui qui contracte la police d’assurance ne possède pas de titres grecs à assurer. Il peut quand même contracter une assurance. Si le bénéficiaire du crédit ne fait pas faillite et peut rembourser, la banque qui délivre la police a gagné. Si le contraire se passe, celui qui a contracté la police gagnera.

Ceux qui misaient depuis l’automne dernier sur une faillite de la Grèce peuvent avoir quintuplé leur mise. Et ils ont tout intérêt à ce que la Grèce s’effondre pour toucher leur CDS, car la Grèce serait en faillite si les membres de la Zone Euro n’étaient pas venus l’aider. Et plus la faillite semble imminente et vraisemblable, plus les prix des assurances monteront. D’où la tentation de spéculer en faveur de la ruine de ce pays. Sans faire de sentiment. Affaire de jeu et affaire d’argent. C’est limpide. De toute manière, le prix des polices d’assurance détermine le taux d’intérêt auquel l’Etat défaillant pourra faire des emprunts. Donc plus les polices montent, plus les taux montent et plus l’Etat concerné sera mal en point. C’est un cercle vicieux.

Autre sorte de spéculation : le pari sur la chute des cours en Bourse. Le spéculateur « loue » une action et la revend immédiatement pour faire chuter son cours et pouvoir l’acheter bon marché après sa chute. La différence entre l’économie réalisée par l’achat après la chute et le tarif de la location fait le gain du spéculateur. Mais il est même possible sous certaines conditions de vendre ainsi des actions et de les faire chuter sans même avoir payé une location. Ce sont-là de vraies ventes à découvert. 

La spéculation effrénée a fait beaucoup de mal à la Grèce. Sera-tt-il possible de réduire et de contrôler ce type de transaction ? C’est ce que souhaitent Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans leur lettre ci-dessous. Dans ce document, les deux dirigeants ont souligné à la veille du sommet européen du 9 mai 2010 la nécessité de renforcer la gouvernance économique ainsi que la surveillance budgétaire de la zone euro et de doter celle-ci d’un cadre robuste de gestion des crises. Le Président de la République et la Chancelière ont estimé qu’il est indispensable de renforcer la régulation des marchés financiers notamment en œuvrant en faveur d’une plus grande transparence et en décourageant la spéculation. Ils invitent par ailleurs à réfléchir au rôle des agences de notation.

Mais ils ne peuvent interdire la spéculation. Parce qu’on ne sait pas où commence et où finit la bonne spéculation, car celle-ci permet aux valeurs, aux monnaies et aux emprunts de circuler et donc à l’argent de devenir un facteur productif au lieu de moisir dans le bas de laine. Soucieux de préserver les acquis de la création de l’Euro, le Président de la République et la Chancelière déclarent que la France et l’Allemagne soutiendront l’établissement d’un régime strict de gestion et de résolution des crises et s’engagent à l’appliquer.

 Deux interprétations s’affrontent au niveau politique. 1. En retardant le vote de l’aide à la Grèce, la chancelière a donné plus de temps à la spéculation et a laissé se dégrader la position d’Athènes sur les marchés financiers, de sorte que l’aide est maintenant plus lourde pour les pays donateurs. 2. Au contraire, le freinage de la chancelière a permis à M. Papandréou de faire voter un plan de restrictions encore plus draconien. La stabilisation monétaire est-elle vraiment la panacée universelle.

Reste à savoir si la Grèce ne sombrera pas dans un chaos révolutionnaire. Si son économie ne chutera pas dans une récession profonde.

 
 

● La Fondation Friedrich-Ebert, proche du parti social-démocrate allemand SPD, analyse la crise : Euroland sur la sellette

L'Union monétaire européenne est à la croisée des chemins : le surendettement de la Grèce a révélé de façon dramatique les déficits de la construction de l'euro. Ils résident surtout dans le manque de possibilités de contrôle et de sanctions en cas de d’atteinte aux règles du pacte de stabilité ainsi que dans la coordination insuffisante des politiques économiques et budgétaires nationales des États membres de la Zone euro. Tel est l’avis de la Fondation Friedrich-Ebert, proche de l’opposition sociale-démocrate allemande.

Dans la publication de cette fondation, "Euroland sur la sellette", différents experts analysent la situation économique dans les États membres concernés le plus fortement par la crise financière et économique de la Zone euro : Grèce, Portugal, Espagne, Irlande et Italie. Le débat tourne autour d'initiatives de soutien et de réforme possibles au niveau de l’Union Européenne. Nous citons ci-dessous des extraits de la contribution de Thomas Fricke, économiste en chef du « Financial Times Deutschland ». Il critique la  gestion de la crise par l'Union Européenne et par l'Allemagne et il indique comment une réforme de fond de l'Union monétaire pourrait  empêcher à l’avenir des crises monétaires.

On peut lire en allemand la totalité de son réquisitoire et les autres contributions sur le site web : http://library.fes.de/pdf-files/id/ipa/07227.pdf

 

● Après le désastre grec : l'union monétaire a besoin de réformes fondamentales

Les idées qu’on se fait du fonctionnement et du non-fonctionnement d'une union monétaire divergent malheureusement l'une de l'autre. Or, les Allemands auraient bien besoin de redéfinir leur interprétation de l’Union monétaire européenne. Dans les conversations du café du commerce, on entend dire ceci : des Grecs et d’autres ont bâclé leur travail, ils ont  vécu des années durant au dessus de leurs moyens et ils ont fini par avoir tellement de dettes qu’il serait temps de les punir pour leurs péchés. Ils ne l’ont pas volé ! On ne va quand même pas de surcroît les aider ! C’est ce qu’écrivaient des commentateurs allemands  au cours des mois de crise de l'hiver 2009/10.  Et ce fut aussi l’attitude de la chancelière allemande et du gouvernement jusqu’à ce que la situation se corse et qu’il ait fallu quand même faire quelque chose

Les Allemands n'ont-ils vraiment rien à voir avec la crise grecque ? La crise a-t-elle été vraiment provoquée par ces pays du Sud dont on se méfie depuis toujours à juste titre et qui méritent d’être punis pour leur mauvaise conduite ? Si seulement c’était aussi simple ! Il nous suffirait soit de les jeter dehors, soit d’aggraver le punitions et les instruments et gestes d'intimidation jusqu’à ce qu’ils finissent par obéir et mettent au travail. Pour lors, le monde serait en ordre.

Cela escalade de la menace semble être encore la réponse favorite des politiciens allemands que l’on interroge. Ou bien de Jürgen Stark, l’économiste en chef de la Banque Centrale Européenne qui se voit confirmé dans son avis qu’on a eu tort de ne pas rendre plus sévère encore le Pacte de stabilité dont il a été le co-inventeur, en l’agrémentant de davantage de sanctions et d’amendes. Mais st-ce que l’Union monétaire aurait ensuite mieux fonctionné ? Est-ce que la crise actuelle aurait pu être évitée ? Certes, il y a des raisons qui parlent pour cette vision des choses. Mais la plupart des autres raisons semblent parler contre cette thèse. Et la réponse à ces questions fait la différence pour l’avenir de l’Union monétaire.

Tout au moins le désastre grec a-t-il fait comprendre que l’Union monétaire a besoin de réformes fondamentales. Qu'est-ce qui se passera si ce que proposent les Allemands ne répare pas du tout les causes profondes de la crise? Et les Allemands n’ont-ils pas contribué involontairement à la crise en raison même de leur conception de la politique économique ? Et s'agit-il en réalité de maîtriser des marchés financiers qui ont perdu et perdent de façon croissante le sens des réalités ? Si l’on n’en prend pas conscience, cela ne pourrait plus être qu’une question de temps pour que l'expérience de l'euro échoue lamentablement. Dès lors, les Allemands seraient peut-être les grands perdants.

Les Grecs : bouc-émissaires pour des fautes que d’autres ont commises

On croit dur comme fer en Allemagne que cela suffirait si tous les pays de l’Union monétaire concentraient leur énergie sur l’amélioration de leur propre compétitivité et avaient des budgets équilibrés. S’ajoute une confiance inébranlable dans la jugeote et l'efficacité des investisseurs financiers. Selon le mot d’ordre : si le marché laisse la Grèce aller à la ruine, cela doit avoir de bonnes raisons. Or, c’est là que se situe le drame actuel de l'euro. Prenons l’exemple de la compétitivité : Bien sûr, c’est économiquement parlant négatif si une économie voit sa compétitivité diminuer et que ses coûts de production augmentent davantage que partout ailleurs. Mais la question est de savoir si c’est valable dans tous les cas et si c’est globalement avantageux si tous essayent de se surpasser dans la course à la baisse des coûts. Les Grecs n'ont pas bénéficié d'augmentations de salaire vraiment extraordinaires après tout. Sinon, le chômage n'aurait pas baissé chez eux plus fortement qu'en Allemagne au cours des 2000er années. Il est vrai qu’ils n’ont pas réduit leurs coûts aussi fortement que les Allemands. Mais les Allemands n’auraient peut-être pas aussi bien réussi à abaisser leurs coûts de production si les autres membres d’Euroland n’avaient pas bénéficié d’une aussi forte croissance qui leur permettait ne pas faire comme les Allemands.

Mais prenons le cas des marchés financiers. Bien sûr, les gouvernements grecs ont fait plus de déficits budgétaires des années durant  que le pacte de stabilité ne leur donnait le droit. C'était bien sûr désastreux qu’il se soit avéré qu’on avait caché aux autres membres d’Euroland les mauvais chiffres du budget grec. Mais la question est de savoir si cela a suffi à acculer tout un pays à faillite ? Et si l’on peut en déduire que les marchés financiers fonctionnent correctement ?

Ce qui parle en défaveur de cette idée, c’est que la Grèce n'est pas, et cela depuis longtemps, le seul pays dans lequel le déficit public a augmenté plus de dix pour cent du Produit national brut. Pourquoi ne fait-on pas autant de bruit à propos des Britanniques dont les finances, selon des études de l’Union Européenne sont en aussi piteux état que les finances grecques, sinon pire ? Pourquoi les marchés financiers se sont-ils accommodés si vite de promesses de consolidation irlandaises bien que la réduction de ces déficits irlandais semble devoir être moins rapide encore que celle des déficits grecs ?

Et pourquoi en fin de compte de brillants experts financiers nous ont-ils assuré des mois durant que la Grèce ne ferait pas faillite alors que le contraire était évident ? Tout ce qui concernait la Grèce et son économie était jugé positif par des gens qui avaient des œillères. La vision qu’on avait de la Grèce était presque frauduleuse et en tout cas très sélective. Il n'y a pas deux ans, les économistes des organisations internationales vibraient encore à l’idée que la Grèce avait la deuxième croissance la plus haute par tête d’habitant du monde industriel tout entier depuis les 15 dernières années. Et même quand la crise des finances publiques de la Grèce s’annonçait, les primes de risque sur des emprunts grecs restaient quand même basses. Et voilà que l'économie grecque est considérée comme la plus pourrie de toutes.

On peut douter aussi du bon sens des marchés financiers en partant du fait qu'il n'y avait pas eu d’annonce de la catastrophe financière grecque depuis le déclenchement de la crise économique et monétaire – malgré tout, les primes de risque on continué à grimper par vagues. Si les marchés avaient réagi efficacement, les primes auraient dû plutôt baisser.

Le gouvernement grec a quant même tout mis en œuvre pour satisfaire aux  exigences en adoptant un plan de consolidation drastique. Que la population ait protesté, ce qui était compréhensible, lors la réalisation de ce plan d’austérité, n’était quand même pas une raison pour expédier cet État à la faillite. Quand Il avait fallu imposer en Allemagne l'Agenda 2010, on avait aussi traversé une période de protestations et de freinages et pourtant cela a été considéré comme bien moins grave chez nous.

Tout cela veut dire que les marchés financiers se sont émancipés de tout contrôle et que là est le drame. On ne manque pas entre-temps d’indices prouvant que les Hedgefonds et d’autres investisseurs se sont engraissés au détriment de la Grèce – et que les primes de risque ont produit beaucoup d'argent en pariant sur la faillite de la Grèce. Les attaques se sont accompagnées d’un phénomène qui détermine des marchés financiers modernes d'une manière fatale, à savoir des ondes se propagent de façon pro-cyclique et irrationnelle relancées par l’appétit de gain des uns et par l'instinct grégaire des autres avec les conséquences funestes que l’on connait. Et il est même arrivé au mois d’avril que les primes de risque sur les emprunts grecs aient bondi d’un coup de dix pour cent.

La part de l'Allemagne dans la crise

Peut-être est-il vrai que les Allemands portent peut-être une part de responsabilité dans la crise de la Zone d'euro peut-être beaucoup plus grande que ne le donnent à penser les éloges qu’ils se décernent eux-mêmes. Cela vaut déjà pour les causes basiques de la crise. C’est évident qu’un pays ne peut pas bien se porter à la longue s’il va chercher la majeure partie de sa croissance économique dans des exportations en croissance constante comme cela se passe en Allemagne depuis le début des années 2000. On ne peut pas continuer à attribuer ce déséquilibre à la mauvaise gestion des partenaires.

Si cette hypothèse est juste, les Allemands ont peut-être davantage contribué au désastre de la Zone euro que ne le laissent deviner les louanges de leur politique économique. On a poussé les autres à acheter nos produits en freinant notre consommation ainsi que nos importations par une augmentation de la TVA employée à abaisser les coûts de production. Mais alors il ne faut pas s’étonner que nos excédents aient provoqué chez des partenaires des déficits équivalents qui ont provoqué des crises, comme aujourd’hui la crise grecque.

Les étudiants en économie politique apprennent quand ils abordent le chapitre du mercantilisme qu'un pays finit à la longe par tomber dans la crise s'il stocke des excédents. Cela s’applique aussi à la variable moderne de ce modèle qu’est l’Allemagne. C’est en fait une forme de protectionnisme si, comme en 2007, on se sert de la taxe sur la valeur ajoutée pour abaisser les charges sociales des entreprises exportatrices. Les entreprises sont les seules à en profiter, avec les importateurs de nos produits. Cela explique pour beaucoup le mécontentement de nos partenaires de la Zone euro.

Il en va de même des paniques sur les marchés financiers. Peut-être même que les bonnes intentions des Allemands ont contribué à augmenter le désastre. On dit avoir pratiqué la bonne vieille méthode allemande en ne disant pas tout de suite aux Grecs que nous les aiderions – parce qu’il paraît que cela accroit la pression. En réalité, cela pourrait n’avoir été qu’une réaction à ce qui se passait. Quand les investisseurs ont misé sur la faillite de la Grèce, ils ont été continuellement confortés dans leur opinion par les officiels allemands, et cela, chaque fois qu’une chancelière allemande posait des conditions, que des hommes politiques du gouvernement doutaient qu’on ferait quelque chose ou que des professeurs formaient de nouveaux recours contre l’euro à Karlsruhe. Une chose est claire : la spéculation prospère d’autant mieux qu'on est dans l'incertitude. Ensuite, on a des réserves pour parier pour ou contre.

            Sans l'inconstance de Madame Merkel et ses hésitations, on n’aurait pas écopé d’une aggravation aussi dramatique de la crise. Le fait qu'il y ait de la corruption en Grèce ne nous suffit pas pour expliquer ce qui s’est passé (…).

                                                                                             Thomas Fricke (Financial Times Deutschland- cité par la Fondation Friedrich-Ebert)

 

ENTREPRISES

● RETOUR GAGNANT : une entreprise française à la pointe des technologies de l’informatique

Ce n’est pas la peine de lancer à tout venant des cocoricos, mais il n’y a pas de raison non plus de ne pas dire ce qui est : l’industrie française est très performante dans un des secteurs clés de l’avenir. Ces jours-ci, deux annonces confirment le retour de la France et de l’Europe dans le domaine très stratégique des grands calculateurs.

Le 27 mai dernier, la société Bull et la Direction des Applications Militaires du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA/DAM) entamaient la mise en service du plus grand ordinateur jamais conçu et réalisé en Europe et l’un des plus grands au Monde : le nombre d’opérations qu’il peut réaliser chaque seconde est supérieur à ce dont serait capable l’Humanité toute entière mobilisée pour cela pendant deux jours ! Le 1er juin, on apprenait que l’équivalent britannique du CEA/DAM, l’AWE, avait, lui aussi, mis en service il y a quelques mois un supercalculateur Bull presque aussi puissant et préparait celle d’un second avant l’été ! Ajoutons que, l’année dernière, le grand centre scientifique allemand de Jülich avait choisi la technologie de Bull. Ainsi, une grande partie de la communauté scientifique européenne fait confiance à la technologie informatique d’une entreprise française, et cela sans pression aucune, dans la plus grande transparence des appels d’offre et de la libre compétition avec les concurrents américains et japonais. Deux leçons au moins sont, me semble-t-il, à tirer de ces succès.

La première est que dans notre monde, en particulier dans celui de l’industrie, rien n’est jamais totalement perdu et que des êtres exceptionnels peuvent opérer des miracles. En effet, ces succès nous les devons d’abord aux équipes de Bull et du CEA qui ont montré que nous savions, à condition de le vouloir, reprendre pied dans un secteur économique éminemment stratégique. Nous les devons aussi à la vision et à la volonté opiniâtre d’un homme. Qui, en décembre 2000, aurait parié sur la survie de la société Bull dont la faillite était annoncée pour la fin de l’année ? L’Etat, à quelques mois des élections présidentielles, décida de ne pas ajouter un drame supplémentaire à une liste de sinistres industriels alors déjà longue, et fit appel au grand spécialiste de l’informatique qu’était Pierre Bonelli. En quelques mois, le nouveau président définit la nouvelle stratégie du groupe, remobilisa des équipes qui au fil de multiples changements de cap avaient un peu perdu confiance, proposa et obtint  l’accord de tous pour une dernière restructuration et une ultime remise à niveau des comptes de la société. Il les quitta le 31 mars 2004 avant d’avoir vu l’installation en 2005 au CEA/DAM du premier grand calculateur issu de sa stratégie. Sans que cela ait quoi que ce soit à voir avec les annonces évoquées précédemment, notons qu’une école Pierre Bonelli sera inaugurée à Salon de Provence, sa ville natale, ce 8 juin : hasard ou justice immanente ?

L’autre leçon porte sur la grande discrétion qui accompagne ces annonces. Avons-nous perdu confiance en nous ? N’avons-nous pas conscience qu’un pan considérable de notre future économie est en jeu ? L’Europe et la France n’ont pas su prendre une place significative dans l’économie d’Internet, laissant aux Etats-Unis le quasi-monopole du domaine du « software » (Microsoft, Google, IBM, etc.) et aux Etats-Unis et à l’Asie celui des composants et des matériels (IBM, Intel, Toshiba, HP, Acer, etc.). En clair, nous avons manqué le premier train Internet. Un deuxième entre en gare, annoncé en particulier par le développement du concept de « cloud computing » ou de « centrale informatique » dont le cœur est clairement la grande capacité de calcul intensif et de traitement de l’information. Il s’agit de ne pas le manquer ! A l’heure du Grand Emprunt et de la recherche de nouvelles coopérations européennes, le maintien d’une compétence de haut niveau en matière d’architecture informatique doit être un objectif prioritaire. Elle est le préalable à tout développement : c’est là le sens de la proposition faite par le Président Sarkozy à Madame Merkel à Hanovre le 3 mars 2008. Mais, attention : il ne s’agit pas de faire renaître de catastrophiques « plans calcul », de créer de nouveaux monopoles ou de renoncer à la libre compétition, à condition qu’elle soit équilibrée. Par contre, il faut assurer le développement raisonnable de compétences au service de l’économie française, allemande et européenne permettant demain de rester des acteurs, comme le seront sûrement Américains et Chinois.

                                                                                                                                                           Henri Conze

 

● Dassault Aviation Eco-conception : un atout « écolonomique »

Dassault Aviation et l'ensemble des industries européennes du transport aérien se sont engagés à réduire, à l'horizon 2020, les émissions de CO2 de 50%, celles d'oxyde d'azote NOx de 80%, le bruit perçu au sol de 50% et à produire avec des procédés respectueux de l'environnement.

Conjuguer le souci de l’environnement avec les performances techniques et économiques est un défi que doit relever Dassault Aviation.

Dassault Aviation et l'ensemble des industries européennes du transport aérien se sont engagés à réduire, à l'horizon 2020, les émissions de CO2 de 50%, celles d'oxyde d'azote NOx de 80%, le bruit perçu au sol de 50% et à produire avec des procédés respectueux de l'environnement.

L’éco-conception d’un avion nécessite de se poser des questions sur l’ensemble des impacts écologiques qu’il peut générer pour tenter de les réduire. Il faut donc analyser son empreinte environnementale sur l’ensemble de son cycle de vie, de l'extraction des matières premières au retrait de service, en passant par sa longue période d’activité opérationnelle. Cet enjeu est étroitement lié à la performance environnementale globale à la fois des avions (consommation de kérosène et bruit externe) et des outils de production.

Améliorer les performances environnementales des avions en opération.

L'utilisation des avions civils représente 80% de l'empreinte environnementale sur l'ensemble de leur cycle de vie (notamment l'émission de CO2 par consommation de kérosène). C'est la part la plus souvent évoquée et la plus visible. Les trois principaux leviers pour diminuer la consommation de kérosène sont : la motorisation, l'aérodynamisme et la masse.

Au coeur des métiers « cellules », sur l'axe « performance », les pistes suivantes font l'objet des priorités de Dassault Aviation en matière de Recherche et Technologie :

- aller vers le composite pour certaines structures primaires ;

- exploiter les nouveaux alliages d'aluminium moins denses ;

- poursuivre l'optimisation de la masse des aménagements cabine des avions d'affaires, tout en maintenant les objectifs de confort du passager ;

- concevoir des architectures innovantes, améliorer les méthodologies et les critères de dimensionnement, bien maîtriser les charges aérodynamiques de vol appliquées à l'avion, et les minimiser, notamment grâce aux commandes de vol électriques.

Par ailleurs, en aviation d'affaires, pour avoir accès à des aéroports au plus près des centres villes, la réduction du bruit externe perçu est un aspect environnemental critique et concurrentiel. La première implication des métiers de conception de la structure consiste à soutenir les avant-projets pour l'intégration de formes et de dispositifs innovants en matière d'aérodynamisme, notamment pour permettre le masquage des bruits de jets moteurs.

Des matériaux et des procédés de production respectant les contraintes environnementales.

Dans les phases de fabrication, de maintenance et de retrait de service, l'éco-conception impose de retenir des matériaux et des procédés compatibles avec les contraintes environnementales. De nombreux développements ont été engagés depuis une dizaine d'années pour aller vers des filières de production plus écologiques, sans dégrader les performances structurales (résistance mécanique, tenue à la corrosion), tout en étant économiquement viable.

Pour préparer au mieux les filières « vertes » du futur, Dassault Aviation s'est positionné comme coordinateur de la plateforme Eco-Design for Airframe du projet Européen Clean Sky. L'accent est particulièrement mis sur les procédés à faible consommation énergétique, sur les traitements de surface de grandes pièces par pulvérisation plutôt qu'en bain, sur l'optimisation des gammes de fabrication minimisant le transport des pièces à des stades de finitions intermédiaires, sur des fabrications de pièces par addition de matière plutôt que par usinage (frittage Laser, soudure, dépose de plis de composite, etc.).

L'ensemble des développements en matière de recyclage est également étudié, avec la nécessité de suivre, dans les liasses numériques de définition des avions, les références exactes des matériaux jusqu'à la fin de vie des cellules.

En ce qui concerne la phase de fabrication et de retrait de service, les qualifications d'alternatives « matériaux / procédés » plus écologiques vont se poursuivre. Elles permettront à Dassault Aviation de renforcer son engagement à produire des structures dans un cadre réglementaire qui pousse l'industrie à respecter toujours davantage l'environnement.

Contact : Yves Robins, + 33 (0)1 47 11 86 90. www.dassault-aviation.com

 

● Aviation suborbitale, à la frontière de l'espace  

L'étude des engins suborbitaux, automatiques ou habités, constitue le prolongement logique des activités de Dassault Aviation dans le domaine des aéronefs du futur.

L'activité suborbitale a démarré avec le projet de Véhicule hypersonique réutilisable aéroporté (VEHRA). Celui-ci constituait une "évolution" du lifting body expérimental X-38 de la NASA, pour lequel Dassault Aviation avait défini la forme. C'est une famille de véhicules déclinée en trois versions :

 

− démonstrateur de 10 t ;

− véhicule de 30 t pour lancer des petits satellites de 300 kg ;

− véhicule lourd de 200 t pour placer 7 t en orbite basse.

Lancement à partir d’un avion commercial

Le lancement aéroporté, depuis un aéronef de transport commercial, permet de se soustraire aux contraintes de tir des lanceurs classiques. Du point de vue de la flexibilité, ce type de lancement exigerait une infrastructure sol beaucoup plus légère, et la possibilité d'interrompre la mission en récupérant les véhicules et leurs charges utiles, dans la plupart des cas. Le projet VEHRA a donné lieu à des travaux répétés (configuration, systèmes, propulsion, etc.) au sein de la direction générale technique (DGT). Des stagiaires de grandes écoles ont aussi été associés pendant plusieurs années à ces études de véhicules futuristes.

Un projet d’aéronef suborbital habité (VSH)

Le niveau de confiance acquis avec le projet VEHRA a permis d'en dériver, en 2004, une version habitée pour six passagers, le VEHRA suborbital habité, ou VSH. Il s'agit d'un véhicule de 11 t, aéroporté par un aéronef commercial. La séparation (qui a donné lieu à un brevet) intervient à 25 000 pieds (8 kms d'altitude) et Mach 0,7. Ensuite, le moteur fusée (LOx/Kero*) du VSH accélère l'engin sur une trajectoire suborbitale qui culmine au-dessus de 100 km, la frontière de l'espace. En dépit du caractère spatial du vol, permettant aux passagers d'observer la courbure de la Terre et de ressentir pendant trois minutes l'apesanteur, le VSH n'est pas une navette spatiale. C'est un aéronef performant, volant à la vitesse maximum de Mach 3,5, dont les caractéristiques et l'exploitation seraient proches de l'aéronautique.

 

K-1000 : coopération avec la Suisse

Depuis 2008, le VSH a connu de nouveaux développements, dans le cadre du projet K-1000 autofinancé par Dassault Aviation et les partenaires suisses Ruag, ETHZ et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Plusieurs aspects du VSH ont été explorés par des ingénieurs et des universitaires, qui doivent aboutir prochainement à la réalisation d'un dossier de conviction. Il permettra aux partenaires de statuer sur la suite du projet. Ces études de véhicules aérospatiaux de Dassault Aviation s'inscrivent dans un contexte opportun, au moment où les premiers vols suborbitaux privés ont été réalisés (SpaceShipOne de Burt Rutan, pour le concours X-Prize), et où d'autres projets devraient être testés prochainement (SpaceShipTwo, Lynx, etc.).

Contact : Yves Robins, + 33 (0)1 47 11 86 90. www.dassault-aviation.com

 

 

● A propos de Dassault Falcon : les avions d’affaires les plus performants au monde

Le petit frère civil du Rafale a fait la preuve de ses qualités et de sa très haute sécurité

Présent dans plus de 70 pays sur les cinq continents Dassault Aviation est l’un des leaders aéronautiques mondiaux. On associe souvent son nom au Rafale, le dernier né des avions de combats français et à coup sûr l’un des plus performants au monde. Mais parmi d’autres activités, la plupart civiles, Dassault fabrique aussi le Falcon, un avion d’affaires dont la réputation n’est plus à faire. "Notre but ultime est le confort et la confiance des clients que nous transportons tous les jours", déclarait Yves Gueyffier, gérant de Dassault Falcon Service (DFS), lors de la remise du prix de platine pour la sécurité des vols de l’EBAA (European Business Aviation Association) le 2 mai dernier, un trophée qui récompense chaque année les sociétés membres qui ont exploité des avions d’affaires depuis 50 ans ou qui ont totalisé 100.000 heures de vol sans accident. Cette cérémonie a eu lieu dans le cadre du 10e salon annuel de l’aviation d’affaires (EBACE – European  Business Aviation Conference and Exhibition) à Genève.

Filiale de Dassault Aviation, Dassault Falcon est chargée de la vente et du support des Falcon dans le monde entier. Le groupe possède des usines d’assemblage et de production en France et aux Etats-Unis, ainsi que des installations de service/support à travers le monde. Il emploie plus de 12 000 salariés. Depuis la sortie du premier Falcon 20 en 1963, près de 2000 Falcon ont été vendus dans plus de 67 pays. La gamme des avions Falcon actuellement en production comprend les triréacteurs Falcon 900DX, 900LX et le nouveau Falcon 7X, ainsi que les biréacteurs Falcon 2000DX et 2000LX. Dassault Falcon Service (anciennement Europe Falcon Service) a été créée lors du Salon de l’Aéronautique de Paris en 1967 et est une filiale de Dassault Aviation. Aujourd’hui, Dassault Falcon Service exploite une large gamme de Falcon sur sa base de l’aéroport de Paris Le Bourget, France. DFS est également la plus grande station-service au monde dédiée aux Falcon et fait partie du réseau de centres de maintenance propres à Dassault Aviation. 

Le Falcon 7X

Début mai 2010, Dassault a livré son 75ème Falcon 7X au salon européen de l’aviation d’affaires EBACE de Genève. Désormais en service dans 24 pays, ce triréacteur doté d’un rayon d’action de 11 000 km (5950 nm) totalise à ce jour plus de 30 000 heures de vol et 15 000 décollages et atterrissages. Simultanément certifié par la FAA et l’EASA en avril 2007, le 7X a obtenu depuis une Certification de type de la part des autorités de 14 pays. « L’accumulation rapide du nombre d’heures de vol de notre flotte de Falcon 7X témoigne de sa fiabilité », déclarait à cette occasion Jean Rosanvallon, Président-Directeur général de Dassault Falcon. « Aucun autre appareil n’offre une telle efficacité et une gamme de performances ou d’innovations technologiques comparables à ce fleuron de l’aviation d’affaires ». Les trois réacteurs Pratt & Whitney Canada PW307A contribuent à faire du Falcon 7X le leader de sa catégorie, à la fois en termes de rendement carburant et de performances aéroportuaires. Le carnet de commandes du Falcon 7X s’élève aujourd’hui à 120 exemplaires. « Compte tenu de l’évolution de notre industrie au cours de ces dix-huit derniers mois, la robustesse de ce backlog fait valoir la polyvalence de cet avion et sa reconnaissance sur le marché, de sorte que le Falcon 7X constitue une véritable pièce maîtresse des flottes d’affaires », a ajouté Jean Rosanvallon.

Le Falcon 7X bénéficiera prochainement d’une série d’améliorations techniques et de nouvelles fonctionnalités. Parmi ces améliorations, la livraison « Load 10 » du cockpit EASy, qui inclut notamment la fonction TOLD (Takeoff and Landing Data), la fonction « Windshear Escape Guidance » et la nouvelle fonction RAAS (Runway Awareness and Advisory System). Les améliorations apportées au système de commandes de vol numérique du 7X DFSC (Digital Flight Control System) permettront, quant à elles, de faciliter les procédures d’initialisation de l’avion. Enfin, la certification du système de vision EFVS (Enhanced Flight Vision System) du Falcon 7X devrait intervenir à la mi-2010. L’EFVS offre un avantage opérationnel aux équipages qualifiés en permettant d’effectuer des approches en cas de météo dégradée avec une hauteur de décision jusqu’à 30 m (100 ft) au-dessus du sol. « Cette dernière série d’innovations techniques apportées au 7X participera à l’amélioration de sa fiabilité, de sa performance et de sa sécurité », a ajouté Jean Rosanvallon.  Le 7X possède la plus grande autonomie de vol de tous les avions de la gamme Falcon. Depuis son entrée en service en 2007, il a établi une nouvelle référence dans le domaine de l’aviation d’affaires. Un soin particulier a été apporté à l’optimisation du confort en cabine pour des vols de plus de 13 heures. Sa large et lumineuse cabine compte 28 hublots dont la taille est 10 % plus grande que celle des précédents Falcon. L’avion se distingue également par une cabine qui offre les conditions de la faible altitude, comme si l’on était à quelques 1800 m (6000 ft), même si l’appareil évolue à 15 500 m (51 000 ft), ainsi que par un système de régulation de température qui maintient un environnement homogène au degré près d’un bout à l’autre de la cabine.

Le Falcon 900LX

Cet appareil de la Dassault Falcon vient d’entamer la dernière phase de sa campagne d’essais en vol et de certification, parallèlement au début des travaux de personnalisation des deux premiers exemplaires client. La certification finale devrait intervenir au troisième trimestre 2010, suivie des premières livraisons. Ce programme, lancé en octobre 2009, a cumulé 180 heures de vol en 72 vols, au cours desquels les paramètres suivants ont été notamment testés : qualités de vol, performances au décollage et à l’atterrissage, décrochages dans différentes configurations de vitesse, vol en conditions givrantes, vitesse maximale en exploitation, consommation carburant, ainsi que diverses simulations de pannes de systèmes. L’avion s’est comporté comme prévu et a confirmé les réductions de traînée et les meilleures performances en montée par rapport au Falcon 900EX EASy qu’il remplacera.

Capable de parcourir 4750 nm (8800 km) de distance, le Falcon 900LX reprend la cellule du Falcon 900EX EASy et est équipé des ailettes marginales « High-Mach Blended Winglets » conçues par Aviation Partners Inc. Les gains aérodynamiques de la voilure ainsi obtenus contribuent à réduire de 5 % la traînée de l’avion, et donc à améliorer la distance franchissable et le rendement carburant. De même, le temps de montée jusqu’à l’altitude de croisière sera écourté de 10 %. Par conséquent, le Falcon 900LX est 50 à 60 % plus efficient que les autres avions de sa catégorie. « Le Falcon 900LX est l’avion le plus efficient de sa classe, déclare Jean Rosanvallon. Il consomme moins de carburant et génère moins d’émissions. C’est un message positif pour le monde des affaires. ». Cet appareil peut relier un grand nombre de villes importantes telles que New York-Moscou, Paris-Pékin, Washington-São Paulo, Dubai-Tokyo ou encore Caracas-Genève.

Accord avec Jet Aviation Hong Kong

Toujours début mai 2010, Dassault Falcon a signé un accord avec Jet Aviation Hong Kong portant sur la création, d’ici fin 2010, d’une Station service agréée Dassault Falcon sur l’Aéroport Chep Lap Kok de Hong Kong (VHHH). Cet établissement sera habilité à effectuer des tâches de maintenance programmée et corrective de niveau A et A+ au profit des Falcon 2000EX EASy, 2000DX, 2000LX, Falcon 900EX EASy, Falcon 900DX, Falcon 900LX et Falcon 7X. Dans un premier temps, ce centre sera en mesure de servir les Falcon immatriculés par la FAA et à Hong Kong, avant de recevoir l’agrément européen au premier semestre 2011.  « Cet accord s’inscrit en droite ligne de notre philosophie d’optimiser notre qualité de service en renforçant nos prestations dans le monde entier », a déclaré Jacques Chauvet, Directeur du Service Client mondial de Dassault Falcon. « La Chine et l’Asie connaissent un essor rapide et réalisent les avantages de l’aviation d’affaires. De plus, le trafic des avions en transit à Hong Kong continue de croître, ce qui accentue encore plus l’importance stratégique de cet accord pour l’ensemble de nos clients ». Dassault Falcon positionnera à Hong Kong l’équivalent de 1,1 million de dollars US de pièces de rechange et d’outillages pour soutenir cette initiative. A terme, le volume total des rechanges Dassault Falcon en Asie représentera un montant de 8 millions de dollars US.

Détenue par General Dynamics (NYSE : GD), Jet Aviation figure aujourd’hui parmi les leaders mondiaux des prestations de service d’aviation d’affaires et privée. Près de 5100 collaborateurs répondent aux besoins des clients sur 24 sites aéroportuaires en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique du Nord et du Sud. L’entreprise offre les prestations suivantes : maintenance, aménagements et transformation d’intérieurs d’aéronefs, ingénierie, assistance et service au sol, gestion de parc, vols à la demande, vente d’aéronefs et courtage. Les divisions de gestion d’aéronefs et de vols à la demande de Jet Aviation en Europe et aux Etats-Unis exploitent conjointement une flotte de plus de 200 aéronefs. Jet Aviation Hong Kong est un établissement de premier plan d’une surface de 9200 m² servi par une équipe de 20 professionnels particulièrement expérimentés. En plus des activités de maintenance programmée et corrective, des services d’assistance immédiate (AOG) seront disponibles à partir de Hong Kong pour la Chine et la région Asie-Pacifique. Lorsque le site de Jet Aviation Hong Kong sera complètement opérationnel, le réseau mondial de centres de service Dassault Falcon comptera 37 établissements : 27 Stations service agréées (ASC - Authorized Service Centers), cinq Centres de service Dassault Falcon et cinq Centres de service satellite détenus par Dassault. Ce réseau est complété par 11 centres de distribution de pièces de rechange stratégiquement implantés à travers le monde, ainsi que par un Centre technique couvrant trois fuseaux horaires pour offrir une assistance 24/7 aux opérateurs de Falcon.

Pour plus d’informations, consultez le site : www.jetaviation.com.

Premier Falcon 7X livré à Saudia Private Aviation

Dassault Falcon a livré son premier triréacteur Falcon 7X d’une commande de quatre exemplaires à Saudia Private Aviation (SPA), la division d’aviation d’affaires de la compagnie Saudi Arabian Airlines. Cette livraison est également la toute première du Falcon 7X en Arabie saoudite. Deux autres exemplaires seront livrés à SPA plus tard dans l’année, suivis du quatrième en 2011. Cette commande avait été annoncée au Salon de Dubaï en 2007. SPA exploitera ses Falcon 7X pour effectuer des vols VIP à la demande au Moyen-Orient et à travers le monde. Capable de parcourir 5950 nm (11 000 km) de distance, cet avion peut desservir des paires de villes comme New York-Riyad, Dubaï-Tokyo ou encore Rio de Janeiro-Djeddah.

« Ce jour s’inscrira dans les annales de la compagnie », a déclaré Wajdi Abdullah Al-Idrissi, Vice-Président Affaires Royales & VIP et Directeur de SPA. « Le Falcon 7X est sorti vainqueur après un rigoureux processus de sélection, grâce à ses performances et ses caractéristiques techniques », a-t-il précisé. Et d’ajouter « Il peut voler plus de 11 heures d’affilée sans escale et desservir des aérodromes secondaires grâce à ses capacités d’atterrissage court, faisant ainsi gagner un temps précieux. Bien que SPA ait été rattaché à Saudi Arabian Airlines l’année dernière, nous possédons une longue expérience de plus de 60 ans dans les domaines des vols VIP à la demande, du leasing, de la gestion de flotte, du conseil et de l’assistance au sol ». S’agissant du Falcon 7X, Wajdi Abdullah Al-Idrissi a déclaré que cet appareil sans égal et résolument d’avant-garde saura satisfaire en tous points les attentes des membres de la famille royale et autres clients de marque.

Une cinquantaine de Falcon est basée dans la région et ce chiffre devrait quasiment doubler au cours des trois prochaines années. Cette croissance rapide de la flotte Falcon à l’échelle régionale a conduit Dassault à ouvrir un nouveau Centre de rechanges Falcon à Dubaï en 2008. Le stock régional représente actuellement un montant supérieur à 1,5 million de dollars US. Un bureau de représentation commerciale couvrant la région a également été inauguré à Dubaï cette année. Dassault envisage par ailleurs de créer une nouvelle Station service agréée Falcon à Djeddah, en partenariat avec Saudi Arabian Airlines. « Cette compagnie aérienne est réputée pour la qualité de ses services. Son expérience technique en maintenance aéronautique sera précieuse non seulement pour accompagner l’expansion de la flotte Falcon au Moyen-Orient, mais aussi pour offrir l’assistance requise aux exploitants de Falcon qui assurent régulièrement les liaisons entre l’Asie-Pacifique et l’Europe », a ajouté Jean Rosanvallon. « De par sa stature de grande compagnie aérienne possédant d’importants moyens de maintenance, Saudi Arabian Airlines sera parfaitement apte à proposer des solutions d’excellence à nos clients ».

Kontakte : Dassault Falcon : Séverine Mondy +33 1 49 34 20 26, Port.:+33 6 08 22 89 92 ; Dassault Aviation : Vadim Feldzer, tél. +33 1 47 11 44 13, Marie-Alexandrine Munoz +33 1 47 11 64 23

 

La société Rheinmetall de Düsseldorf a acquis l’entreprise norvégienne Simrad Optronics ASA - Le « squeeze-out » norvégien est achevé.

 La prise de contrôle de la société norvégienne a eu lieu début juillet 2010. La Simrad Optronics ASA est désormais filiale à 100% de Rheinmetall. On a réalisé le « squeeze-out » conforme au droit des actions norvégien. Le groupe allemand avait offert 8,25 couronnes (NOK) par action  (arrondis à 1,05 EUR). Ceci correspondait en gros à une valeur totale 591 millions de NOK (environ 75,4 millions EUR). Le directoire de Simrad Optronics a  recommandé aux actionnaires d’accepter cette offre.

A propos de Simrad Optronics

Simrad Optronics ASA, sise à Nøtterøy en Norvège, est un fournisseur international actif de composants pour des stations d'armes téléguidées,  d'appareils d’optique électroniques et de systèmes d'armes performants. Avec environ 200 salariés, cette société a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires d'environ 624 millions de NOK (environ 80 millions €).

A propos de Rheinmetall

Le groupe technologique Rheinmetall  de Düsseldorf est avec ses sections « Défense » et « Automotive » un fournisseur mondialement dominant en matière d’armements pour les forces armées ainsi que dans

la sous-traitance automobile.

Rheinmetall-Défense offre aux armées qui forment sa clientèle un éventail de produits complet qui se décline sur six secteurs : systèmes motorisé, armes et munitions, défense antiaérienne, propulsion, électronique de défense e simulation et formation des personnels.  

Avec environ 9.300 salariés, en Allemagne et à l’étranger,  le secteur Rheinmetall-Défense a réalisé durant l'année 2009 un chiffre d'affaires de  quelques 9 milliards d’euros.

Pour plus d’informations : Oliver Hoffmann, Directeur du Service de presse et de relations publiques, Rheinmetall AG, Tel.: +49-(0)211-473 4748. Rheinmetall AG · Zentralbereich Unternehmenskommunikation · Postfach 104261 · D-40033 Düsseldorf · Tel. +49 211 473-4320. Courriel : oliver.hoffmann@rheinmetall.com

 

 

Il meurt davantage de soldats de l’OTAN en Afghanistan par des engins explosifs artisanaux, des engins piégés ou des bombes de bas de gamme que par des tirs d’armes à feu. Pas seulement en Afghanistan, mais dans tous les « conflits asymétriques » dans lesquels les Européens et les Américains sont engagés. Sur les 520 soldats de l’OTAN qui sont morts l’an dernier en Afghanistan, 275 ont été tués par des bombes artisanales qui ont explosé sous leurs pieds ou plus fréquemment sous leur véhicule. Les rebelles bricolent avec des moyens assez simples des IED (Improvised Explosive Devices) qui sont extraordinairement efficaces. En Irak aussi, les IED sont responsables de 30% des pertes en hommes. Pour identifier, localiser et neutraliser cette menace, les forces de l’Isaf n’ont que très peu de moyens à leur disposition. Les 27 Etats de l’Union Européenne ont donc décidé d’envoyer en Afghanistan un « laboratoire de terrain » dont les collaborateurs travailleront à la manière de la « police scientifique » pour analyser les explosifs, détecter leur origine et arrêter si possible les spécialistes qui les fabriquent. Mais il n’est pas moins important de renforcer la protection des véhicules contre les bombes et les missiles qui les menacent. L’entreprise Rheinmetall s’est donc fixé pour but de protéger la vie de nos soldats.

● Rheinmetall devient fournisseur toutes catégories de technologies de protection civiles et militaires - Entrée majoritaire dans la Société Verseidag Ballistic Protection GmbH

(/ci-contre, le véhicule blindé Fuchs/Renard/)

Le groupe de Düsseldorf Rheinmetall a pris une participation majoritaire dans la Verseidag Ballistic Protection GmbH de Krefeld en Rhénanie du nord. Elle s’assure ainsi à l’avenir la maîtrise du spécialiste des technologies de protection civiles et militaires. Rheinmetall devient donc fournisseur toutes catégories en matière de protection pour les constructeurs de véhicules terrestres militaires et pour l'industrie automobile. Rheinmetall a signé un contrat qui lui donne une participation de 51 % au capital de la Verseidag Ballistic Protection GmbH avec la Jagenberg AG qui conserve 49 % du capital cette société. Les filiales de la Verseidag appartenant au secteur « Protection des personnes » domiciliées en Finlande et aux Etats-Unis restent à 100 % propriété de la Jagenberg AG.

L'acquisition de Rheinmetall est encore sous réserve d’une autorisation de l’Office des cartels. L’équipementier militaire Rheinmetall élargit grâce à cette option ses compétences dans le domaine de la protection antibalistique, en ajoutant aux blindages de véhicules la protection des aéronefs (les hélicoptères) et des ponts de bateau. Cet achat de Rheinmetall renforce les capacités de l'entreprise en matière de distribution et lui ouvre un accès à des marchés importants dans toute l'Europe en matière de technologies de protection.

Les technologies de la Verseidag Ballistic Protection GmbH lui permettront de protéger efficacement les équipages de véhicules civils et militaires, que ce soit sur terre, sur l’eau et dans les airs, contre les menaces de tirs et d’explosifs. On investira pour ce faire dans la protection aussi bien des composants en métal et en céramique ultramodernes que des textiles spéciaux dont la mise au point et la production sont la spécialité de l’entreprise de Krefeld.

Des constructeurs prestigieux allemands et étrangers de véhicules militaires et d’automobiles font partie des acheteurs de produits de la Verseidag Ballistic Protection GmbH. Cette entreprise a dégagé en 2009 avec 54 salariés un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros.
La Rheinmetall compte parmi les meilleures adresses des industries de défense et de sécurité. Avec environ 10.000 employés elle a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de quelques 1,9 milliards d’euros.

                                                                                                                 
       Oliver Hoffmann


Contact : Service de presse et de relations publiques de la Rheinmetall AG, Rheinmetall Platz 1, D- 40476 Düsseldorf, tél. : 49 (0) 211-473 47 48, fax : 49 (0) 211-473 41 58, portable : 49 163-33 23 66, site Internet : www.rheinmetall-defence.com
 

 

● Bosch remonte la pente après la crise

Stuttgart, avril 2010. Le Groupe Bosch a débuté l’année 2010 de façon positive et prévoit de compenser dès cette année une bonne partie des baisses de chiffre d’affaires enregistrées en 2009. « Nous voulons revenir à un résultat positif en 2010 », a déclaré Franz Fehrenbach, Président du directoire, lors de la conférence de presse de présentation des résultats de Stuttgart. La reprise est aujourd’hui perceptible dans le monde entier, les marchés chinois et indien étant particulièrement dynamiques. Au premier trimestre 2010, le chiffre d’affaires du Groupe Bosch est d’environ 25 % supérieur à celui de 2009. Mais c’est précisément au premier trimestre 2009 que la crise a atteint son paroxysme, et le niveau actuel du chiffre d’affaires est  donc encore bien inférieur à celui de 2007. Le Groupe table en 2010 sur une hausse de plus de 10 % de son chiffre d’affaires, à 42 milliards d’euros. Cette croissance sera essentiellement portée par  le secteur des Techniques automobiles, du fait de la reprise de la demande automobile notamment hors Europe. « Mais il ne faut pas croire que la reprise va de soi », a souligné Franz Fehrenbach, précisant que la crise avait notamment affaibli la productivité de Bosch. « Il est impératif de poser dès aujourd’hui les bases de notre avenir, et de poursuivre la mise en œuvre des mesures structurelles qui s’imposent. »  

Une base financière solide

La crise économique, qui a touché le monde entier l’an dernier, n’a pas épargné le Groupe Bosch. Son chiffre d’affaires a en effet chuté de 15 % à 38,2 milliards d’euros et pour la première fois depuis des décennies, Bosch a enregistré un résultat négatif avant impôts (EBT) de 1,2 milliard d’euros, après un résultat positif de 940 millions d’euros en 2008. Cette perte s’explique par le très net recul du chiffre d’affaires, mais aussi par les provisions importantes nécessitées par les restructurations et amortissements non-planifiés. Grâce aux mesures de réduction des coûts et la garantie des liquidités mises en place, le Groupe Bosch a préservé une base financière très solide malgré le contexte difficile de 2009. Les revenus de l’activité courante ont ainsi permis de financer tous les investissements en immobilisations corporelles ainsi que l’ensemble des acquisitions. La part de capitaux propres, stable à hauteur de 49 %, et la position financière nette positive de l’ordre de 500 millions d’euros témoignent de la solidité financière de la société. 

Maintien des compétences de l’entreprise

En dépit de la baisse considérable du chiffre d’affaires sur quasiment tous les marchés, le Groupe Bosch s’est efforcé de protéger l’emploi. « Le maintien des collaborateurs qualifiés, garants du savoir-faire de l’entreprise constitue la base de notre croissance pour les années à venir », a souligné Franz Fehrenbach. Les effectifs globaux ont diminué d’environ 11 000 personnes, soit 4 % à 270 000 personnes employées par le Groupe. Les désinvestissements ont également joué un rôle. Le nombre d’apprentis est en revanche demeuré stable. Malgré la difficulté de cette année 2009, Bosch a en effet maintenu sa politique de formation qui bénéficie à 6 500 jeunes à travers le monde, un chiffre toujours largement supérieur à ses propres besoins. Bosch embauchera cette année encore quelque 3 700 jeunes diplômés à travers le monde, dont 500 en Allemagne et plus de 1 000 en Inde et autant en Chine. 

C’est surtout au premier trimestre 2009 que le secteur d’activité des Techniques automobiles a ressenti les effets de la baisse des marchés mondiaux, son chiffre d’affaires baissant d’un tiers par rapport à celui de l’exercice précédent. La reprise amorcée progressivement par la suite n’a pas permis de compenser ce recul sévère. La division Diesel Systems a été particulièrement touchée, du fait du net recul de la demande sur le marché des véhicules utilitaires, mais aussi de la croissance du marché des petits véhicules particuliers. Sur ce segment, la part des véhicules diesel est nettement plus faible. Avec 21,7 milliards d’euros, le chiffre d’affaires du secteur a accusé une baisse de 18 % par rapport à l’année précédente. Les Techniques automobiles ont, de ce fait, clôturé l’exercice avec un résultat courant négatif avant résultat financier et impôts (EBIT) de l’ordre de 500 millions d’euros. La reprise conjoncturelle s’est largement poursuivie dans les Techniques automobiles. D’importantes impulsions au marché viennent à nouveau d’Asie, où le secteur d’activité a réalisé 25 % de son chiffre d’affaires en 2009. Les récents développements sur les marchés européens et nord-américains sont encourageants, même s’il va probablement falloir attendre 2012 pour revenir au niveau du chiffre d’affaires de 2007, c’est-à-dire avant la crise. 

C’est le secteur d’activités des Techniques industrielles qui a été le plus durement touché par la crise économique. Le creux de la vague n’a été atteint qu’au 3ème trimestre 2009. Son chiffre d’affaires a globalement reculé de 24 % à 5,1 milliards d’euros, et son résultat courant avant résultat financier et impôts (EBIT) s’est révélé particulièrement décevant, avec une perte de 1,1 milliard d’euros. Ce résultat s’explique notamment par le net recul accusé par la division Drive and Control Technology.

A l’instar de l’ensemble de la branche de la fabrication mécanique, elle a enregistré nettement moins de commandes, et des commandes ont été annulées. Depuis l’automne, la situation s’est stabilisée à un niveau faible de commandes. Bosch estime à ce jour que la reprise ne sera pas perçue avant le second semestre 2010. Les machines d’emballage n’ont en revanche que peu souffert de la crise. Quant au photovoltaïque, le redressement de l’activité au second semestre 2009 n’a malheureusement pas compensé la faiblesse des deux premiers trimestres et la baisse considérable des prix des cellules solaires. 

En dépit de la situation économique, le secteur d’activités des Biens de consommation et Techniques du bâtiment n’a enregistré qu’un léger recul de 5 % à 11,3 milliards d’euros. L’activité est demeurée stable au sein des divisions Thermotechnique et Appareils électroménagers. La conjoncture globale a en revanche affecté l’activité Outillage électroportatif, notamment dans le secteur  des outils pour professionnels. Dans les Systèmes de sécurité, c’est l’activité liée aux produits finis qui a été la plus durement touchée. Mais globalement, le secteur d’activité des Biens de consommation et Techniques du bâtiment a clôturé l’exercice 2009 dans le vert, avec un EBIT positif de 440 millions d’euros. Bosch table sur une évolution nettement positive pour l’exercice en cours.  

Stabilisation du marché grâce à une grande diversification dans les régions

La présence internationale du Groupe Bosch sur l’ensemble des marchés majeurs s’est avérée être un atout de taille, précisément durant cette difficile année 2009. L’entreprise a ainsi profité de la reprise précoce dans la région Asie-Pacifique, où pour la première fois de son histoire, le Groupe Bosch a réalisé environ 20 % de son chiffre d’affaires global. Outre l’Inde, la Chine, qui est entre-temps devenue le 2ème marché étranger après les Etats-Unis, a insufflé un élan particulier au Groupe contrairement au manque de dynamisme du marché japonais. Le chiffre d’affaires réalisé dans la région Asie-Pacifique se situe globalement 2 % en deçà de celui de l’année précédente (6 % en monnaie locale). Bosch va encore renforcer sa présence dans la région Asie-Pacifique et ouvrir cette année deux nouveaux sièges à Singapour et Shanghai.  

La reprise a été certes amorcée également en Europe et en Amérique latine et du Nord au cours du 2ème semestre 2009, mais n’a pas suffit à compenser les fortes pertes subies durant les deux premiers trimestres. La faiblesse de la reprise explique que l’Europe ait enregistré un chiffre d’affaires inférieur de 20 % (18 % en monnaie locale) à celui de 2007. Et contrairement à d’autres régions, l’évolution pour cette année ne s’annonce pas très positive, même si une amélioration est attendue en Europe centrale et en Europe de l’Est. L’Europe demeure un marché primordial pour le Groupe Bosch, ce qui se traduit par des investissements dans de nouvelles installations. Bosch a inauguré notamment une nouvelle usine de fabrication de semi-conducteurs à Reutlingen et étend la fabrication de piles solaires à Arnstadt. A elles seules, ces deux usines, dont la mise en route est prévue cette année, totalisent des investissements globaux de plus d’un milliard d’euros.  

En Amérique du Nord, le chiffre d’affaires a chuté de 11 % en 2009 (13 % après correction des effets de change), faisant suite à une première baisse importante amorcée dès 2008. Les mesures structurelles qui s’imposaient ont été mises en œuvre, créant ainsi des conditions favorables à une nette reprise, qui est intervenue depuis. En Amérique latine, l’exercice 2009 s’est soldé par un net recul du chiffre d’affaires de 16 % (13 % en monnaie locale). Une poursuite et une intensification de la reprise sont attendues dans cette région en 2010.

 Renforcement de la capacité d’innovation

Malgré ce contexte difficile en 2009, le Groupe Bosch a poursuivi sur la voie de l’innovation. Avec 3,6 milliards d’euros (contre 3,9 milliards d’euros en 2007), les dépenses en matière de Recherche et Développement ont été maintenues à un niveau élevé. L’entreprise a d’ailleurs déposé 3 800 demandes de brevets, soit 15 brevets par jour ouvré. 1000 nouveaux collaborateurs ont intégré le secteur Recherche et Développement, qui compte désormais 33 000 personnes à travers le monde. Parmi les innovations lancées sur le marché en 2010, citons le plus petit ABS pour motos du monde et le premier moteur strong hybrid basé sur la technologie parallèle. « Nous réalisons d’importants investissements en amont, que ce soit pour le développement de l’électromobilité ou l’exploitation d’énergies renouvelables », a déclaré Franz Fehrenbach, l’objectif parallèle étant d’améliorer encore et toujours l’efficacité énergétique des systèmes existants, et cela dans tous les secteurs, des techniques automobiles aux techniques industrielles, en passant par la thermotechnique.  

Les investissements réalisés en Recherche et Développement visent également à renforcer l’orientation écologique des activités du Groupe Bosch. Actuellement, le développement de produits permettant de préserver l’environnement et les ressources totalisent déjà environ 45 % de ces dépenses. Ces produits constituent déjà un tiers du chiffre d’affaires global. « Cela représente pour nous à la fois une formidable opportunité et une grande responsabilité », a précisé Franz Fehrenbach. Cela permet de réduire à nouveau de 30 % la consommation des moteurs essence et diesel. « Nous n’attendons pas la tenue d’un nouveau sommet de Copenhague, nous mettons en œuvre tous les moyens dont nous disposons », a souligné Franz Fehrenbach. L’activité liée aux produits autour des énergies renouvelables continue à gagner en importance. Les prévisions de chiffres d’affaires dans ce secteur pour 2010 sont de 1,5 milliard d’euros. Même durant la crise de 2009, cette activité a légèrement progressé, avec un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros.  

Le groupe Bosch est une entreprise internationale leader dans les domaines des Equipements automobiles, des Techniques industrielles et des Biens de consommation et Techniques du bâtiment. Avec un effectif de 275 000 personnes, le Groupe Bosch a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires  de  38,2 milliards d'euros.  Le groupe Bosch comprend la société Robert Bosch  GmbH  ainsi qu'environ 300 filiales et sociétés régionales réparties dans plus de 60 pays. En incluant les partenaires commerciaux, le groupe Bosch est présent dans environ 150 pays. Ce réseau international de développement, de fabrication et de distribution constitue l'élément clé de la poursuite de la croissance du groupe. Bosch investit plus de 3,5 milliards d'euros par an en recherche et développement et  dépose plus de 3800 brevets à l'échelle mondiale. Avec l'ensemble de ses produits et services, Bosch améliore la qualité de la vie grâce à des solutions innovatives et utiles. L'entreprise a été fondée en 1886 à Stuttgart,  en Allemagne, par Robert Bosch (1861-1942) en tant qu’ "atelier de mécanique de précision et d'électrotechnique". - La structure particulière de la propriété de la société Robert Bosch GmbH garantit la liberté d’entreprise du groupe Bosch. Grâce à cette structure, la société est en mesure de planifier à long terme et de réaliser d’importants investissements initiaux pour garantir son avenir. Les parts de capital de Robert Bosch GmbH sont détenues à 92 % par la fondation d’utilité publique   Robert Bosch Stiftung GmbH. Les droits de vote liés à ce capital social sont confiés majoritairement à la société en commandite Robert Bosch Industrietreuhand KG, qui exerce la fonction d'associé actif. Les autres parts sont détenues par la famille Bosch et par la société Robert Bosch GmbH. -  Les principales activités du Groupe Bosch sont représentées en France. En 2009 l'effectif était de plus de 8800 personnes et le volume d'affaires réalisé par le Groupe s'est élevé à 2,5 milliards d'euros sur le territoire national et 1 milliard d'euros à l'export.

 

Qu’est-ce que le « Lobbying » ?

Le magazine de la société Comes dont nous avons déjà évoqué plusieurs éditions dans nos pages, a publie souvent des analyses fort utiles aux sociétés et entreprises désireuses de se faire connaître ou (et) de ne pas se faire voler leurs secrets de fabrication et de marketing. Son directeur, Bruno Racouchot, n’hésite pas à aborder des sujets tabous, à désacraliser ou démythifier des termes chargés d’une connotation négative et qui, pourtant, ont leur utilité dans notre langue et désignent des activités ou des faits quotidiens et profitables. « Il est grand temps de regarder les choses en face », écrit-il. C’est ce qu’il fait  dans ce numéro de l’automne 2009 de son magazine du concept de « lobbying ». Le mot « lobby » est anglais parce que chez nos amis et concurrents américains, voire britanniques et apparentés, qui voient l’économie de façon plus pragmatique que les très moralisants Européens, l’influence économique est chose normale. La transcription en français du terme « lobby », à savoir « groupe de pression », aboutit à une formule péjorative.

Il faut se dégager de ce préjugé si nous voulons remporter la compétition économique, nous dit Bruno Racouchot, d’autant que le bureau de l'Assemblée nationale a adopté cet été un code de déontologie encadrant l'activité des groupes d'influence.  Pour le directeur de Comes, le lobbying a mauvaise presse parce qu'il est mal connu. «  Il se trouve trop souvent assimilé au trafic d'influence voire à la corruption, écrit-il dans son éditorial, quand ce n'est pas à un véritable pouvoir occulte ("La tyrannie des lobbies", Le Monde diplomatique, septembre 2009). Au nom d'un moralisme scrupuleux, les Français le stigmatisent et le condamnent quand nos voisins, pragmatiques, ne voient en lui que le jeu logique des puissances en affrontement perpétuel. » Il en résulte un recul de notre influence au Le résultat est là : "L'influence française au parlement européen est limitée", écrit le journal  « Le Monde » le 18/07/09). Cette tendance regrettable est  confirmée par une récente enquête (www.anthenor.fr) selon laquelle "les attitudes toujours ambiguës des intérêts français vis-à-vis du lobbying" engendrent une négligence qui "contribue à handicaper la défense des intérêts français" (Stratégies, 10/09/09).

Voici les explications que donne Racouchot en tentant, comme il le fait patiemment au fil des mois, de redresser une opinion publique française un peu déconnectée des réalités de l’époque: « Qu'un groupe de pression veuille influencer un centre de décision est vieux comme le monde et inhérent à tout pouvoir. La guerre économique d'aujourd'hui n'échappe pas à cette logique. Seule change la forme. Lobby signifie "corridor, antichambre", un lieu où dialoguent et s'affrontent les gens qui sont au cœur d'un réseau et possèdent un certain entregent. Mais le lobbying évolue, comme le pouvoir. Hier, ce dernier était pyramidal, s'appuyant sur la hiérarchie, avec un ordre venant d'en haut et s'imposant à la base. Aujourd'hui, comme l'avait noté Michel Foucault, il réside dans une kyrielle de micro-pou­voirs qui régissent pouvoirs et contre-pouvoirs (cf. Communication & Influence n° 8, mars 2009). Savoir présenter les bonnes idées pour emporter l'adhésion, convaincre ou maîtriser les relais d'opinion se révèle donc essentiel. Les ONG comme les groupes de pression anglo-saxons l'ont parfaitement compris, qui appuient leur action par la diffusion permanente et ciblée d'écrits et d'analyses. Consciemment ou non, les relais d'opinion répercutent ces idées et entretiennent un climat intellectuel et moral qui constitue le cadre au sein duquel s'engagent les débats. Ils détiennent ainsi la capacité à définir le paradigme convenable. Le lobbying français serait bien inspiré de réfléchir à l'engagement de telles méthodes. A l'heure de la sortie de crise annoncée, cela devient même une urgence ! »

Communication et Influence. n° 12, septembre 2009. Site Internet : www.comes-communication.com

 

MEMRI (Middle East Media Research Institute)

Depuis dix ans, le MEMRI (Middle East Media Research Institute) publie des traductions et des analyses originales fournissant à ses lecteurs un éclairage supplémentaire sur les complexités du Moyen-Orient.
Le MEMRI effectue 16 heures sur 24 la veille médiatique de 90 chaînes des pays du Moyen-Orient, des chaînes d´Etat et des chaînes satellitaires qui diffusent en arabe et en farsi. Les extraits vidéo sous-titrés en anglais sont mis en ligne sur www.memritv.org.
 

En outre, le MEMRI parcourt la presse en arabe, en farsi, mais aussi en ourdou, pachto et turc, afin d´informer ses lecteurs des derniers développements au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud Ouest, tels que perçus par la presse locale, avec ses différentes tendances (gouvernementale, opposition, islamiste, progressiste, etc.)
En plus des chaînes télévisés, journaux et sites Internet, le MEMRI traduit des sermons religieux délivrés dans les mosquées et le contenu de manuels scolaires : les manuels scolaires syriens et tunisiens ont ainsi été étudiés et des rapports ont été mis en ligne sur leur contenus respectifs.
Tous les extraits vidéo et les traductions d´articles mis en ligne par le MEMRI sont référenciés (date et source) et les originaux sont disponibles sur simple demande. Le MEMRI maintient les plus grandes archives au monde de traductions de ce type.
Le MEMRI met en ligne plus de 10 rapports approfondis par semaine, plus que n´importe quelle autre organisation de recherche au monde. En outre, le MEMRI affiche quotidiennement des nouvelles informations sur ses neuf sites, dont des dizaines de brèves sur ses blogs à thèmes (par pays, culture, économie, veille des sites islamistes) auxquels il est possible d´accéder à partir du site www.memri.org.
Basé à Washington, le MEMRI a également des bureaux à Bagdad, Shanghai, Tokyo et un centre de veille médiatique à Jérusalem. Il met en ligne des traductions en anglais, français, allemand, espagnol, italien, hébreu, russe, chinois et japonais.
Le MEMRI a donné plusieurs conférences d´information à Bruxelles, au Parlement européen, à Europol aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège, en Grande-Bretagne et devant le Congrès américain.
Des députés, des universitaires, des spécialistes du Moyen-Orient et des journalistes se tiennent régulièrement informés des nouvelles mises en ligne sur les sites du MEMRI : www.memri.org et www.memritv.org.

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