SCIENCES

 

Les tiques ont des préférences
A Berlin-Lichterfelde, 2,5 millions de termites travaillent pour la science
Les dinosaures seraient morts à cause de leurs oeufs
Les robots pensants ne sont pas pour tout de suite
Un astéroïde géant a frôlé la terre
Comment protéger la Terre contre la chute d'un astéroïde
95% du cosmos composés de matière noire
François Hollande en véhicule hybride
Les carburants par la biomasse ?
Une découverte importante pour la colonisation humaine du système solaire
Un ancien lac, aujourd'hui asséché, découvert sur la planète Mars

 

 

 

SANTE

 

Le diabète n'est pas une fatalité
Ils sont fous ces Européens !
Hybrides humain-grand singe
Toujours plus vite
Le bureau à la maison
Un foie artificiel pour tester des médicaments
Les gros volent mal

 

 

 

▪ Les tiques ont des préférences

 

Dans une interview du magazine allemand „netdoktor.de“ avec un spécialiste des maladies transmises pas les tiques, le Dr. Dobler, on pouvait lire récemment que ces parasites de l’homme et des mammifères ne transmettent pas seulement le dangereux virus de la borréliose et celui de la maladie de Lyme, (1) mais aussi celui de la méningo-encéphalite (FSMER) qui peut être mortelle. Elle est dite parfois « de printemps », sans doute parce que les tiques sont apparemment plus agressives au printemps. Les hommes sont plus souvent contaminés que les femmes et plus un patient est âgé, plus la maladie peut être grave.

Ce virus est si dangereux parce qu’il n’existe aucun traitement contre la maladie qu’il provoque. Dans les cas les plus bénins, le patient présente les symptômes d’une infection grippale. Mais le virus peut s’attaquer au cerveau et entraîner la mort. Pour le moment, il n’existe pas de médicament capable de l’enrayer et ce médecin est d’avis qu’il n’en existera pas dans les dix à quinze prochaines années. Les virus s’adaptent si bien aux cellules humaines que les fonctions cellulaires en pâtissent même si l’on réussit à l'éliminer. C’est pourquoi on ne progresse pas en ce domaine.

Ce médecin a capturé et examiné dans sa carrière quelques 30 000 tiques. Il indique qu'il existe aussi un risque de transmission de la maladie par le lait de chèvres et de vaches infectées. Rare en Europe occidentale, ce mode de transmission est plus fréquent en Tchéquie, en Slovaquie et dans les États baltes. Certes, 90% des piqûres de tiques ne sont pas suivies de cette infection parce que l’humain n’est pas globalement l’hôte naturel de ce virus. La souris est porteuse du virus. Si une tique se fixe aux lèvres d’une souris, elle peut ensuite transmettre le virus à l’homme et certains humains sont sensibles au virus.

Apparemment les tiques évitent certains humains et leur en préfèrent d’autres. Il semble, estime ce chercheur, que la composition chimique de la sueur joue un rôle dans cette sélection. Les femmes sont moins souvent malades que les hommes après une infection. Mais cela peut tenir aussi au fait que les hommes travaillent plus souvent dans la forêt ou dans l’agriculture que les femmes. Au-delà de la cinquantaine, la méningo-encéphalite peut être considérée comme une maladie grave susceptible d’entrainer des paralysies. Plus une personne est âgée plus le processus pathologique sera grave. Une fois la maladie contractée, il n’y a plus rien à faire. Le médecin doit s’en remettre au destin.

Le Dr. Dobler recommande de se faire vacciner contre la FSME. La plupart des gens ne savent pas qu’il existe un vaccin. « Certes, il peut y avoir de petites douleurs ou des enflures à l’emplacement de l’injection, estime ce docteur. On peut aussi avoir des migraines. Les enfants souffrent aussi parfois d’un manque d’appétit après la vaccination. Mais seulement 10% au plus des vaccinés présentent de tels symptômes. Les complications sont extrêmement rares. A raison de cinq personnes présentant des maladies neurologiques sur plus de 20 millions de vaccinés. Et d’ailleurs il est difficile de prouver qu’elles sont la conséquence du vaccin ».

(1) Nous recommandons un livre paru récemment sur cette maladie : Judith Albertat. Maladie de Lyme. Mon parcours pour retrouver la santé. Editions Thierry Souccar. 2012.

 

 

▪ A Berlin-Lichterfelde, 2,5 millions de termites travaillent pour la science

"Nous possédons le plus grand zoo de termites au monde", déclare Rüdiger Plarre. Ce zoologue avait senti dès le début de ses études que l'entomologie serait sa passion. Il étudia à Berlin et à Nashville/Tennessee, rédigea une thèse sur la communication des parasites du blé et travailla deux années durant dans la protection des aliments contre les insectes pour le ministère américain de l'agriculture, avant de se mettre au service de l'Office fédéral de vérification des matériaux. Il met divers échantillons de bois diversement traités à la disposition de ses 25 espèces de termites et constate si ce met leur convient ou non. Il est évident que c'est pour ses pensionnaires le dernier repas du condamné, car on les retire de leur met favori et on fait un bilan des dégâts tandis qu'elles passent de vie à trépas après leur bon repas de cellulose. Le bois sera-t-il vendable, exportable ? En fera-t-on un meuble ? L'enduit, l'imprégnation sont-ils efficaces ? Le Dr. Plarr a établi une échelle allant de zéro à quatre. Zéro veut dire que les insectes n'ont pas touché au bois. Quatre, signifie destruction totale. Souvent un coup d'œil lui suffit pour en juger. Parfois, il faut scier le bois pour voir s'il a été pénétré.

Mais Rüdiger Plarr ne se contente pas de ses termites, pléthoriques, mais assez ennuyeuses, car elles sont aveugles et ne réagissent qu'aux changements de température et aux courants d'air, les ouvrières à tête blanche se réfugiant rapidement dans leurs nids tandis que les soldats à tête brune restent à l'extérieur en agitant les mandibules prêts à jouer les kamikaze s'il y a danger. Non, Monsieur Plarr entretient aussi des mites dévoreuses de fourrures et de textiles ainsi que des tarets ou tiques du bois. Ces derniers ont un comportement sexuel assez curieux. Le mâle va se poser par exemple sur les poutres faitières d'une maison, mais pas n'importe lesquelles, car la femelle sera attirée par un cocktail d'effluves du mâle et des senteurs de bois. Le mâle doit donc choisir un bon bois qui conviendra aux futures larves de la femelle, celle-ci sachant d'instinct quel bois convient. Se pose-t-il sur du chêne qui passerait chez nous pour du luxe, c'est trop dur pour la future progéniture. La femelle ira chercher ailleurs, à la rencontre d'un mâle installé sur du bois de conifère, plus tendre et très recherché. Le Dr. Plarr estime que ce comportement n'est pas très différent de celui des femmes qui choisiront de préférence l'homme qui possède une Porsche à celui qui ne leur offre qu'une Twingo. Le premier fait présager des revenus plus confortables pour la future famille.

Les entreprises s'adressent à son "zoo" pour obtenir des expertises avant de se lancer dans les fabrication. C'est bien meilleur marché que si elles devaient vérifier cela elles-mêmes. L'Office fédéral emploie un millier environ de scientifiques dans dix sections qui vérifient tout ce qui se fabrique et peut représenter un risque, des airbags aux ceintures de sécurité, des piles de ponts aux éoliennes. Les biologistes sont en minorité. Le Dr. Plarr, quant à lui, n'a que six collaborateurs. Beaucoup moins que de termites.

 

 

Les dinosaures seraient morts à cause de leurs œufs

 

Et si le cataclysme survenu il y a 65 millions d’années n’était pas la seule cause de la disparition des dinosaures ? Des chercheurs suisses et britanniques pensent que la taille des œufs aurait pu jouer un rôle primordial.

La perte des dinosaures viendrait de leur système reproductif et plus particulièrement de la taille de leurs œufs. C’est en tout cas l’hypothèse qu’ont émise des scientifiques de l’Université de Zürich et de la Société Zoologique de Londres dans la revue Biology Letters de la Royal Society, ce mercredi 18 avril.

Pour devenir adulte, le dinosaure passe de 10 kg à 50 tonnes

La théorie des chercheurs est simple : les dinosaures faisaient des œufs de trop petite taille. Pourquoi ? Parce que s’ils avaient pondu des œufs plus grands, la coquille aurait été trop épaisse et n’aurait pas permis de faire entrer l’oxygène. Ainsi, les bébés dinosaures naissaient trop petits, proportionnellement aux dinosaures adultes. Le nouveau né pesait alors entre 2 et 10 kg pour atteindre à l’âge adulte entre 30 et 50 tonnes.

L’enfant en pleine croissance se nourrissait alors des mêmes aliments que les dinosaures de petite et moyenne taille. Ces derniers, en rupture de nourriture, n’ont pas pu se développer et ont  donc disparu assez vite.

Seuls les petits dinosaures volants, ancêtres des oiseaux, ont survécu

Si ce déséquilibre dans la représentation des races n’a posé aucun problème pendant 150 millions d’années, les scientifiques estiment que c’est ce qui a joué un rôle déterminant dans l’extermination de ces reptiles. En effet, lors du grand cataclysme, les espèces de grandes tailles ont été balayées. Comme il n’y avait pas d’espèces de taille moyenne, la race des dinosaures s’est éteinte. Seuls les dinosaures de très petites tailles ont survécu car ils ont réussi à s’envoler et à conquérir de nouveaux territoires. Ce sont les ancêtres des oiseaux.(Mélodie Moulin Rédactrice au journal en ligne "What'sthematter")

 

 

 

▪ Les robots pensants ne sont pas pour tout de suite

 

Une puce semi-conductrice augure l’imitation du cerveau humain. Des chercheurs du groupe IBM ont créé la « puce cognitive » pour ne pas dire « humanoïde » qui serait une sorte de machine à penser copiant les circuits neuronaux de notre cerveau. Sans doute ces scientifiques ont-ils un peu monté leur réalisation en épingle. Ils sont encore loin d’avoir atteint les qualités de la géniale boite à penser logée dans notre crâne. Reste qu’ils ont réussi à relier étroitement des unités correspondant à la mémoire, à l’assimilation des souvenirs et à la communication. Et ce avec des matériaux classiques, comme le silicium. L’objectif d’IBM était en fait de relier ces circuits pour économiser de l’énergie. Le biochimiste allemand Peter Fromherz de l’institut Max-Planck avait créé il y a quelques années des neuro-puces susceptibles d’être mises en relation directe avec des nerfs vivants. La firme Infineon a réussi une application il y a cinq ans déjà en connectant des circuits électroniques de ce type avec des nerfs d’animaux, des rats, des lapins, des escargots et des cerveaux. Certains malades ont accepté de se soumettre à ces expériences et ont éprouvé des améliorations. Mais on n’en est pas encore à l’imitation du cerveau humain par le « cognitive computing ». Etant donné qu’on ne connaît même pas les algorithmes dont se sert notre cerveau, on n’est pas prêt de pouvoir les imiter. (automne 2011)
 

 

                                                                

▪ Un astéroïde géant a frôlé la Terre

 

Nous l’avons échappé belle : un objet céleste, faisant plus de 400 mètres de largeur, est passé à côté de notre planète à une distance légèrement inférieure à la distance Terre-Lune.

 

Un astéroïde géant a frôlé la Terre dans la nuit du 24 au 25 janvier 2012. Faisant plus de 400 mètres de largueur, l'objet céleste, baptisé par la Nasa 2005 YU55, est passé très exactement à 319.000 kilomètres de notre planète, soit moins que la distance Terre-Lune, à une vitesse de 46.600 km/h.

Comme l'avait prévu la Nasa, l'astéroïde est passé au plus près de notre planète à 1h28 du matin sans collision. Aucun effet gravitationnel ne s'est fait sentir au passage de cet astéroïde, que cela soit pour les marées ou les plaques tectoniques.

2005 YU55 se trouve sur un orbite qui le fait régulièrement passer dans le voisinage de la Terre, de Mars et de Vénus, mais c'est la première fois en 200 ans qu'il passe aussi près de chez nous. Grâce à des observations effectuées en 2010, la Nasa sait que ce corps céleste, dont la surface est totalement noire, a une forme quasiment sphérique et tourne sur lui-même en 18 heures.

La Nasa a profité du passage de 2005 YU55 pour obtenir le maximum d'informations sur ce gigantesque corps rocheux. Pour cela, l'agence américaine va analyser les échos des ondes radar qui rebondissent sur la surface de l'astéroïde. Une première vidéo de ces images radars avait été mise en ligne durant la nuit de son passage.

Les amateurs d'astronomie ont pu observer le passage de l'astéroïde avec un télescope ayant une ouverture d'au moins 15 centimètres. Mieux valait se trouver en Europe occidentale ou en Amérique du Nord pour mieux l'apercevoir.

Plus de 8500 objets célestes, astéroïdes ou comètes, passant près de l'orbite de Terre ont été recensés par la Nasa, afin de déterminer s'ils représentent un danger pour la planète. La quasi-totalité des gros astéroïdes faisant plus d'un kilomètre de diamètre, tournant à moins de 195 millions de kilomètres autour du Soleil et se trouvant dans un orbite proche de celui de la Terre ont été découverts par l'agence spatiale. Il faudra attendre 2028 pour que l'un d'entre eux passe aussi près de chez nous que 2055 YU55. Source : lefigaro.fr - 09/11/2011

 

 

 

▪ Comment protéger la Terre contre la chute d'un astéroïde

 

L'Union européenne finance l'étude de trois méthodes pour dévier la trajectoire de corps célestes menaçant notre planète.

Le scénario catastrophe de l'énorme astéroïde qui percute la Terre de plein fouet a surtout fait le bonheur des scénaristes de science-fiction à Hollywood. Mais si les probabilités d'un tel cataclysme sont très faibles, les conséquences sont tellement élevées (destruction d'une région ou d'un pays entier selon la taille et la vitesse du bolide) qu'un petit groupe international de scientifiques a lancé un programme d'étude très sérieux pour essayer d'éviter l'impact d'un «corps géo-croiseur», les 8.000 astéroïdes et comètes connus qui passent régulièrement à proximité de notre planète.

Le programme NEOShield (acronyme anglais de bouclier contre objets ­géo-croiseurs) a été financé par l'Union européenne à hauteur de 4 millions d'euros pour une durée de trois ans et demi et ses organisateurs se sont réunis pour la première fois en janvier dernier à Berlin. «Nous allons étudier en détail les trois méthodes les plus prometteuses pour dévier la trajectoire des objets dangereux», résume Patrick Michel, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des astéroïdes à l'Observatoire de la Côte d'Azur à Nice. La France est bien représentée dans le programme, avec quatre scientifiques sur les 13 participants.

La première méthode est très simple dans son principe: on envoie une sonde spatiale percuter à toute vitesse l'astéroïde. Dans le détail, les difficultés sont nombreuses et vont faire l'objet d'études détaillées. Les astéroïdes et les comètes sont en effet loin d'être des gros blocs compacts, mais sont pour la plupart des agrégats de roches très inhomogènes. «Nous allons faire tourner des simulations numériques massives avec de la physique assez complexe pour regarder la réponse d'un astéroïde à un impact», explique Patrick Michel.

Le pilotage automatique d'un objet voyageant à grande vitesse vers un petit corps sombre est aussi loin d'être évident, et fera l'objet d'études approfondies de la part des industriels européens qui participent au programme. Une mission appelée Don Quichotte a été étudiée par l'Agence spatiale européenne (ESA) pour prouver la faisabilité de la technique.

La deuxième méthode de déviation, dite de tracteur gravitationnel, est indirecte, et ne nécessite aucun contact avec l'objet cible. Il faut maintenir une sonde spatiale immobile le plus près possible de l'astéroïde ou de la comète, et ce pendant plusieurs années, pour que la masse de l'engin attire très légèrement le corps dangereux et finisse par modifier sa trajectoire.

Cette méthode est «douce» et fonctionne quelle que soit la structure interne de l'astéroïde ou de la comète, mais elle nécessite en revanche de bien connaître sa masse et d'avoir un engin spatial hyper-fiable, capable de fonctionner de manière autonome pendant des années. Même si la déviation est infime elle peut suffire à faire éviter la Terre si elle est appliquée assez tôt. «Un écart d'angle minuscule au départ finit par provoquer des décalages importants quand on prolonge la direction sur des millions de kilomètres», confirme Patrick Michel.

La dernière méthode est de loin la plus contestée et consiste à faire exploser une charge nucléaire à proximité du géo-croiseur. Cette technique serait envisagée en dernier recours, soit pour un astéroïde très gros, de plus d'un kilomètre de long, soit pour un objet dangereux qui serait détecté trop tard pour appliquer les autres méthodes. Source : Cyrille VanlerbergheLe Figaro du24/01/2012

 

 

 

▪ «95 % du cosmos sont composé de matière noire invisible», Richard Taillet

 

Depuis quelques années, les astrophysiciens sont à la recherche d'une mystérieuse énergie noire, responsable de la création des planètes. Richard Taillet est enseignant-chercheur à l'université de Savoie et chercheur en astrophysique au Laboratoire d'Annecy-le-Vieux de Physique Théorique (LAPTH). Il fait le point sur les connaissances actuelles des chercheurs sur la matière noire et sur les enjeux d'une telle découverte. Il existe de nombreuses recherches sur cette mystérieuse matière. Elles vont, la rédactrice en est persuadée, mener à de très grandes découvertes, voire même bouleverser notre vision actuelle de l'univers. Aussi nous a-t-il paru important de donner à Richard Taillet la possibilité de revenir sur les bases de la matière noire dans le cadre de la coopération d’Eurbag Magazine avec le magazine Internet Whatsthematter.

 

-        Qu'est ce que la matière noire ?

 

En fait, le terme désigne plus un problème en astronomie qu'un objet en tant que tel. On ne sait pas ce que c'est. Ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit d’une matière invisible, ou plutôt transparente, qui a apporte la force gravitationnelle nécessaire pour que les planètes et les galaxies se forment et soient liées entre elles. Connaître la nature de cette matière est extrêmement important car elle compose 95 % de l'univers.

 

-        Mais alors, si c'est une matière invisible, comment peut-on être sur qu'elle existe vraiment ?

 

En fait, c'est l'astronome suisse Fritz Zwicky qui l'a découverte en 1933. Il voulait déterminer la masse des galaxies qui composent l'amas de la Chevelure de Bérénice, un groupe de plus de 1 000 galaxies. Comme il est impossible de mettre le soleil ou une planète sur une balance, nous mesurons sa masse à partir de l'influence de sa gravitation sur le mouvement des objets qui l'entourent. Dans son calcul, Fritz Zwicky a découvert que les galaxies filaient bien trop vite pour rester liées comme elles le sont. Il aurait été logique qu'elles s'envolent dans plusieurs directions. La vitesse à laquelle les galaxies parcouraient l'espace semblait nécessiter une masse bien plus importante que ce que l'on pouvait expliquer par la matière visible. Si cette dernière n'existait pas, notre compréhension de la gravité sur les plus grandes échelles serait complètement anéantie.

 

-        De quoi serait-elle constituée ?

 

C'est la grosse question ! Il y a plusieurs théories là-dessus. L'hypothèse la plus répandue serait qu'il s'agit de particules élémentaires d'un type nouveau, c'est-à-dire qui ne correspond à aucun élément connu actuellement. D'autres estiment que nous n'avons pas la bonne conception de la gravitation. On parle de gravitation modifiée. Pour ma part, la théorie que je privilégie est celle de la supersymétrie.

 

-        Qu'est ce que la supersymétrie ?

 

L'idée est qu'il existe autant de particules nouvelles que d'anciennes. C'est une règle d'esthétique : si l’on change les termes d'une équation, on doit obtenir obligatoirement une nouvelle équation valide. Prenons pour exemple connu, celui de la matière et de son contraire l'antimatière. Avec la supersymétrie, on fait la même chose pour les particules. Le pendant de l'électron par exemple serait le sélectron.

 

-        Grâce à cette supersymétrie, on est donc capable de connaître les nouveaux éléments ?

 

Les équations permettent certes de prédire leur existence et peut-être même d'en définir les propriétés. Cependant, cela ne prouve rien. A ce jour, personne n'a vu ces particules. Elles sont en effet très dures à créer ou à découvrir. Pour cela, des accélérateurs de particules immenses travaillent à les identifier.

 

-        Parmi les accélérateurs de particules, le plus connu est le LHC. En quoi va-t-il permettre d'en savoir plus sur la matière noire ?

 

Il est vrai que nous misons beaucoup sur le LHC pour répondre à cette question. Le but de l'expérience est de mettre des protons (des articules positives) dans un accélérateur en forme d'anneau avec un champ électrique pour qu'ils entrent en collision les uns avec les autres à très grande vitesse. D'après la théorie E=MC2 d'Einstein, on peut créer de la masse avec de l'énergie et vice versa. On espère donc que parmi les particules créées, il y en aura des nouvelles correspondant à la matière noire. Si c'est le cas, cela mettra de l'eau dans le moulin des chercheurs !

 

-        Il existe d'autres façons de découvrir de la matière noire. Pourriez-vous nous parler de la détection directe en laboratoires souterrains ?

 

C'est une expérience très en vogue en ce moment. L'idée est d'essayer d'attraper de la matière noire en repérant les endroits où elle interagit avec la matière. C'est très difficile car on n’est pas sûr que ce que l'on analyse soit bien de la matière noire. Pour se protéger le plus possible des rayons cosmiques, les chercheurs ont installé leurs laboratoires dans des souterrains. Pour l'instant, il n'y a rien en vue. Toutefois, bien que le processus soit long, il est très prometteur.

 

-        De votre côté, vous faites des recherches par détection indirecte à l'aide de télescopes spatiaux...

 

Tout à fait. Avant tout, il faut savoir que quand deux particules de matière noire se rencontrent, elles s'annihilent et créent de nouvelles particules. Pour repérer les produits de telles interactions, il faut des télescopes capables de tout détecter, de l'antimatière aux rayons gamma. Mais c'est très difficile car il faut avant tout comprendre quelle est la source de cette création. Ça ne provient pas nécessairement de la matière noire.

 

-        Pensez-vous que les recherches vont bientôt aboutir ?

 

Personnellement, je ne le sais pas. C'est assez désespérant. Cela fait plus de 40 ans que l'on cherche et … rien. Si le LHC ne donne pas plus de réponses, je pense que je ferais des recherches sur un autre sujet. C'est perturbant et frustrant de chercher quelque chose que l'on ne voit pas. On se sent impuissant. Pour y arriver, il me semble qu'il faille un coup de génie et je n'ai pas l'impression d'être la personne qui l’aura.

 

Propos recueillis par Mélodie Moulin, rédactrice à Whatsthematter.fr

 

 

 

▪ François Hollande en véhicule hybride : Affichage environnemental du début du quinquennat ou volonté profonde de donner une place à la voiture écologique ?

Suite à la prise de fonction officielle de notre nouveau Président de la République, François Hollande souhaite profiter de l’événement pour rappeler les piliers de son engagement pour les cinq années à venir. Parmi les symboles forts qui seront véhiculés demain, celui du choix de sa voiture nous semble être de bon augure par rapport aux engagements qu’il a pris durant la campagne.

Soutenir le « produire en France »

C’est à l’occasion d’une visite de l’usine de Sochaux en novembre 2011 que le candidat Hollande avait indiqué à la vue de cette DS5 Hybride 4 : « ça c’est une voiture de Président de la République ». Les 19 500 salariés du site se félicitent aujourd’hui que le Chef de l’Etat confirme cette vision en choisissant de défiler aujourd’hui dans cette voiture, véritable vitrine du savoir faire français en matière de technologie propre.


Se déplacer en respectant l’environnement

Avec le choix de se déplacer en véhicule hybride, François Hollande démontre nous l’espérons, son attachement pour le développement durable.
Ce véhicule aura sans doute bénéficié de l’aide de 2000 euros accordée aux voitures hybrides. Nous formons l’espoir que l’utilisation régulière de ce véhicule, par François Hollande, l’incitera à maintenir ces aides pour l’ensemble de nos concitoyens.


Rendre accessible ces technologies au plus grand nombre

Rappelons que la voiture choisie par François Hollande est une voiture de série, disponible en concession. Le Président de la République démocratise par ce symbole l’accès aux technologies les plus respectueuses de l’environnement. Tout comme il l’indique dans la réponse que nous avons reçue de lui durant sa campagne « le développement de la voiture verte et l’innovation en faveur des technologies propres de déplacement seront l’un des sujets centraux pour réussir la mutation de la filière automobile ». Dont acte.

Le Club des Voitures Ecologiques restera vigilant quant à ce sujet stratégique pour notre pays.


Contact presse : Isabelle Jahn, JUST SAY IT isabelle@just-say-it.com +33 (0)6 29 99 90 10

 

 

 

 Les carburants par la biomasse - la biotechnologique est-elle la solution ?

 

Augmenter les récoltes de moitié ou les doubler, voire les tripler ! – Qu’en diront les défenseurs de la nature?

 

Des chercheurs ont trouvé une méthode biotechnologique pour doubler, voire tripler la biomasse des plantes fourragères. Ce serait la solution idéale à l’actuel dilemme social, car ces plantes sont très demandées soit pour en faire de la nourriture animalière, voire humaine, soit pour les transformer en biocarburants.

    Mais chose curieuse, cette solution biotechnologique est refusée par certains politiciens et partis politiques, dont les états d’âme se rapprochent de celui du lapin hypnotisé par le serpent qui va l’avaler.

 
    Des chercheurs en Biologie de l’Evolution de l’Institut Max-Planck ont découvert, au terme d’un long travail de recherche, une micro-ARN dans le génome de plantes, qui procure davantage de « biomasse », c'est-à-dire de volume, à la plante. Cette mi-ARN nommée 156 est présente dans toutes les plantes et responsable de leur croissance. Le groupe de recherche autour du prof. Detlef Weigel a constaté notamment que dans l'herbe « Thaliana arabidopsis",  la présence abondante de mi-ARN 156 dans les cellules incite les plantes à croître, à se ramifier, à faire pousser des fleurs et des feuilles en grand nombre. Lorsque la mi-ARN 156 diminue, la plante transgresse au stade de la maturité sexuelle, développe son appareil de reproduction et cesse sa croissance. D'où des branches vides ou en manque occasionnel de feuilles ou de fleurs. Les chercheurs de l’Institut Max-Planck ont donc cherché une voie pour que la mi-ARN 156 soit davantage et plus longtemps présente dans les cellules. A cette fin, ils ont introduit un gène dit promoteur, qui stimule la présence de la mi-ARN 156. Résultat: les plantes, à savoir le maïs, le riz ou les herbes de toutes sortes, se développent davantage, augmentant ainsi leur biomasse. Elles disposent de plus de feuilles et de fleurs, leurs tiges sont plus solides etc. Au minimum, la récolte augmentera de 50 %, assurent les chercheurs, voire de 200% à 300%. Autrement dit: Au lieu de récolter 1.000 kg de biomasse, le paysan en engrangera 1.500 kg, 2.000 kg, voire 3.000 kg. 

     Ce serait donc, grosso modo, la solution biotechnologique du dilemme qui se pose actuellement, à savoir le choix entre la production de plantes fourragères destinées à la production de biocarburants ou à usage alimentaire pour les humains ou les animaux. C’est ce dilemme qui fait actuellement grimper les prix des produits agricoles étant donné que la quantité de plantes produites ne suffit pas à satisfaire ces deux besoins simultanément. Les agriculteurs sont d’accord avec cette tendance des lois du marché qui leur permet de faire monter leurs prix ! Mais certains agriculteurs aimeraient quand même produire davantage de plantes fourragères tant demandées par la société moderne. Mais la politique est-elle disposée à accepter une production accrue pour suivre la tendance du marché à la hausse ?  Il est notoire que des partis politiques comme les « Verts » s’opposent à cette solution.

    Depuis peu, les écologistes se sont autoproclamés « libérateurs des champs ». Ils ont trouvé une nouvelle catégorie sociale qu’ils peuvent harceler : les agriculteurs ! Ils vont, de nuit, faucher les champs des paysans qui cherchent à augmenter leur production agricole. Quel acte de courage que de s’en prendre au bien d‘autrui ! En une seule nuit d’été, ils ont fauché 13.500 m2 de maïs transgénique dans le Gers ! Ils ne manquent pas de prétextes pour leurs actions illégales. Leurs mots-clés sont soit des termes hermétiques pour le quidam, comme « Monsanto 810 » à moins qu’ils ne parlent tout simplement comme José Bové de « fauchage volontaire. » En vérité, il s’agit de nuire intentionnellement à autrui, notamment aux consommateurs. Cela, bien sûr, ils ne le disent pas. Bové et ses camarades sont même allés, en plein jour, près de Bordeaux, déverser des colorants dans le silo d’un agriculteur qui produisait du maïs transgénique. Les dommages matériels se sont montés à 500.000 euros.

    Le moratoire politique sur les OGM promulgué par le gouvernement Fillon n’a apparemment fait que renforcer l’aversion des amis de José Bové contre un monde moderne capable de répondre aux défis de notre temps. S’ajoute que les écolos accusent notre civilisation de tous les maux de l’humanité. Ils veulent nous ramener à l’état de nature, au statut du « bon sauvage ». Outre qu’ils font peur aux gens en fauchent la nuit des champs cultivés, ils sèment des rumeurs, à savoir que les OGM provoqueraient le cancer... José Bové prétend qu’il lui suffirait d’une étude scientifique sur moins de 10 souris pour prouver que les OGM provoquent des maladies mortelles et obtenir ainsi le soutien du public pour mener sa guerre contre les champs de maïs, de betteraves ou de pommes de terre. Ce soutien public lui fait toujours défaut, le pauvre !

    Jusqu’ici, il n’y a aucune preuve que les OGM aient provoqué le cancer. En revanche, beaucoup de personnes meurent de faim. Mais avec quoi va-t-on nourrir demain une population du globe qui ne cesse de s’accroître ? Aujourd’hui déjà se pose le problème alimentaire. « Les écolos » ne proposent aucune solution pour les gens qui ont faim, qui ont le portefeuille mince et qui peinent à se nourrir parce que leur terre ne produit pas assez de plantes, pas assez de maïs, pas assez de betteraves ni de pommes de terre ! Ces soi-disant « altermondialistes » exigent même l’arrêt des exportations agricoles vers les pays africains!

    Encore un mot sur « l’état de nature » qu’invoquent sans cesse les écolos. Quelle prétention et quelle outrecuidance ! Ils s’érigent en  protecteurs d’une nature qui est bien plus forte qu’eux ! Mais, au fond, en savent-ils assez sur la nature ? C’est une dame qui a ses humeurs. Une année généreuse, l’année suivante avare de ses dons ! Si l’on a une année une récolte excellente, les pommes tomberont nombreuses des pommiers pour nourrir les vaches, quitte à pourrir par terre si nul ne les ramasse ! Et l’année suivante, la nature ne nous fournira qu’une infime part de la récolte de l’année précédente ! Les pommes se font alors si rares qu’on doit les acheter au prix fort !

    Reconnaissons donc, que nous nous sommes éloignés à juste titre de cet enchainement temporel qui nous est dicté par la nature ! Nos technologies modernes peuvent donc apporter des solutions plus efficaces et plus durables à ces problèmes quantitatifs résultant de causes naturelles ! Et rappelons-nous toujours que l’abondance de l’offre fait baisser les prix et rend la marchandise accessible à tous les citoyens! Telle est la loi d’airain du marché. Ne peut-on la corriger favorablement en régulant les quantités produites par des méthodes scientifiques ? A notre époque, cela devient possible.

   Pour cela, il faut pouvoir « corriger la nature » en nous servant de ses lois. Or les écologistes qui se croient détenteurs de la nature dénoncent les « gènes modifiés » des « plantes transgéniques » qui seraient « contre nature ». Ils ont donc entrepris de détruire ces dernières. Mais la nature produit, elle aussi, des gènes modifiés. Toutes les mutations, même les plus aberrantes, sont jusqu’ici naturelles et il ne semble pas que la vie sur terre en ait souffert, bien au contraire.

   Somme toute, il faut convenir que la nature est bien autre chose que ce que pensent « les écolos ». Gardons-nous de les suivre dans leur attitude pro-nature! Ils cherchent à se l’approprier à leurs fins politiques. Mais leurs erreurs politiques deviennent dangereuses dans un monde moderne où elles empêchent l’homme de se servir de ses capacités tant intellectuelles que morales!

                                                                                                                                 Richard E. Schneider

 

Une découverte importante pour la colonisation humaine du système solaire

La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter vient de détecter d'immenses glaciers souterrains sur la planète Mars à des latitudes inférieures à ce que l'on pensait précédemment, autour de 45° sud, révèle la revue Science.

L'un des plus spectaculaires des glaciers de Mars vu « par transparence » sous son manteau de roches.
«Ensemble, ces glaciers représentent probablement le plus grand réservoir d'eau gelée en dehors de la calotte glaciaire arctique» de Mars, souligne le principal auteur de l'étude, John Holt de l'université du Texas (États-Unis). «L'un d'entre eux est trois fois plus étendu que Los Angeles pour une épaisseur de près de 800 mètres par endroits». L'eau étant indispensable à la vie telle que nous la connaissons, la découverte de grands réservoirs d'eau gelée sur Mars est un signe encourageant pour les scientifiques en quête de vie extraterrestre. Ces glaciers pourraient également approvisionner en eau les futures missions d'exploration martienne, ajoute le chercheur. Vestiges d'une période glaciaire passée, ils ont été probablement préservés par une couche de débris rocheux, à l'instar des glaciers souterrains de l'Antarctique.
La découverte est due à Sharad qui est le nom d’un radar équipant la sonde Mars Reconnaissance Orbiter(MRO), acronyme de Shallow Subsurface Radar. Construit par des chercheurs italiens, cet instrument est conçu pour sonder les couches superficielles des calottes polaires martiennes mais, grâce à lui, l’équipe en charge de l’instrument, dirigée par Roberto Seu de l’Université. La Sapienza à Rome, peut aussi voir à travers la surface de Mars et même détecter d’éventuelles poches d’eau liquide à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Depuis les missions Viking, les chercheurs se doutaient bien qu’il devait exister de vastes réserves de glace dans le sous-sol martien loin des pôles, mais cela restait des conjectures. Ainsi, les planétologues s’étaient interrogés sur d’étranges structures en pentes très douces entourant des reliefs, comme le ferait une crème autour de gâteaux. Situées loin des pôles, l’interprétation la plus plausible de ces structures était celle de couches de débris rocheux d’avalanches, mélangés avec un peu de glace. Pour certains, l’interprétation la plus naturelle était celle de glaciers, recouverts par une mince couche de débris rocheux.
C’était en particulier l’avis de John W. Holt, membre de la Jackson School of Geosciences à l’Université d’Austin, au Texas. Ces structures lui faisaient penser à celles que l’on peut observer sur Terre, notamment au niveau des glaciers du continent antarctique.

 

Un ancien lac aujourd’hui asséché découvert sur la planète Mars

Image ci-contre : reconstitution d'un paysage traversé par le lac Shalbatana, sur Mars, tel qu'il devait être il y a 3,4 milliards d'années.


Il a été identifié sur photos du satellite Mars Reconnaissance Orbiter (le MRO lancé par la Nasa en août 2005) par des chercheurs américains et il recouvrait, il y a environ 3,4 milliards d'années, le fond d'un canyon long d'une cinquantaine de kilomètres. D'après les calculs de l'équipe de Gaetano Di Achille à l'Université du Colorado (États-Unis), ce lac d'une profondeur de 500 mètres devait couvrir environ 200 kilomètres carrés, soit un peu plus du tiers de la superficie du lac Léman. Cette découverte a été publiée dans la revue Geophysical Research Letters. Le petit orbiteur survole la planète rouge à basse altitude (320 kilomètres). Sa caméra visualise des détails de seulement un mètre. Les travaux de datation montrent que le lac Shalbatana s'est probablement formé il y a 3,4 milliards d'années, durant la période de l'Hespérien. Soit 300 millions d'années après la fin de l'ère chaude et humide du Noachien, qui s'est étalée entre - 4,1 milliards et - 3,7 milliards d'années. Il est donc relativement récent et pourrait recéler des fossiles. «Cette découverte n'est pas une révolution mais une confirmation», indique Nicolas Mangold (CNRS/université de Nantes), qui rappelle que la présence d'eau liquide, il y a quatre milliards d'années, a été attestée par la sonde européenne Mars Express en décembre 2005.
 

 

▪ Le diabète n'est pas une fatalité

Même les diabétiques de longue date peuvent retrouver un taux normal de glucose dans leur sang s'ils maigrissent et font de l'exercice. Quelques 346 millions d'humains souffrent du "diabetes mellitus", très nombreux en Europe et aux Etats-Unis bien entendu où l'on absorbe des nourritures riches et où les professions du tertiaire, c'est à dire des emplois de bureau, se sont fortement développées. 90% de ces demi-malades ont un diabète de type 2, celui qui vient souvent avec l'âge. Doit-on s'en étonner ? C'est en Allemagne que le nombre de diabétiques est le plus élevé: 10 % de la population. L'Allemagne a le niveau de vie le plus élevé du continent avec le Luxembourg et les Etats scandinaves, l'Autriche et la Hollande, et l'"homo germanicus" moyen avale beaucoup de gâteaux et de charcuterie. Les causes sont parfois génétiques, mais aussi en grande partie des comportements erronés, trop de sédentarité et une alimentation malsaine. Il y a enfin beaucoup de diabétiques qui s'ignorent, car au départ, le diabète ne se voit pas, il n'y a pas de symptômes, c'est notamment ce qui le rend redoutable. Leur diabète ne se découvre que lorsqu'apparaissent les symptômes tardifs, les déficits neuronaux, les maladies rhénales et les infarctus.

Naturellement, nos lointains ancêtres n'avaient pas de diabète. Ils mourraient beaucoup plus jeunes que nous et avaient une nourriture pauvre, ils faisaient beaucoup d'activité physique. Or aujourd'hui 80% des diabétiques ont un excédent pondéral. Un régime hypocalorique peut donc inciter le pancréas à reprendre sa production d'insuline. Les praticiens ont observé que la baisse de graisse dans le foie et dans le pancréas peut avoir cet effet, a cet effet dans la plupart des cas. Il faut pour cela les premiers temps ne pas prendre plus de 600 à 700 calories par jour, surtout s'il y a obésité, ce qui nécessite une discipline que bien peu peuvent s'imposer seuls. Etant donné le danger d'hypoglycémie, il faut aussi être sous contrôle médical. Des cobayes humains qui s'étaient imposé pendant huit semaines un régime de 600 calories par jour ont vu leur diabète de type 2 disparaître dans tous les cas. Ensuite, on peut reprendre peu à peu un régime plus calorique. Il y a naturellement une autre méthode: elle consiste à prendre des médicaments à base d'hormone intestinale GLP-1 qui activent la production d'insuline par le pancréas. Mais certains chercheurs ont décelé un danger d'inflammation du pancréas causé par ces médicaments. De toute manière, des troubles digestifs, genre constipation au début, diarrhées ensuite apparaissent.

Et enfin une méthode radicale : elle consiste en un pontage stomacal réalisé chirurgicalement qui permet à l'insuline de se déverser directement dans l'aliment pour réduire ainsi le taux de sucre. Mais cette méthode très efficace exige un suivi médical à vie, d'autant qu'on manque de vitamines et d'oligoéléments qu'il faut prendre en plus. Toutes ces méthodes imposent des sacrifices et exigent de la discipline. Mais en faisant du sport et en maigrissant, on peut se débarrasser souvent de son diabète.    

 

 

▪ Ils sont fous ces Européens !

 

Une enquête européenne menée en 2010 dans 30 pays européens incluant 514 millions de personnes est parvenue à la conclusion que 38% des Européens souffrent de troubles mentaux. Les chercheurs dirigés par le professeur allemand Hans-Ulrich Wittchen ont distingué des désordres d’intensité variable, allant des troubles psychiatriques, comme la dépression, la schizophrénie et les troubles bipolaires d’un côté, et les maladies neurologiques, attaques cérébrales, maladie de Parkinson et d’Alzheimer de l’autre.

L’anxiété concerne 14% des Européens, l’insomnie 7% et la dépression 6,9% avec peu de variations d’un pays à l’autre. La dépendance à l’alcool frappe plus de 4% d’entre eux, la démence 1% des plus de 65 ans et 30% des plus de 85 ans. L’addiction aux drogues et à l’alcool est plus fréquente dans certains pays de l’Est. Une enquête antérieure réalisée en 2005 démontre que le taux de déviance de la normale est resté stable, mais avec une augmentation de la dépression. Suite à l’allongement de la durée de la vie, la démence augmente elle aussi.

Donnés à la réunion de Paris du Collège européen de neuropsychopharmacologie en septembre 2011, ces résultats ne sont pas très encourageants, d’autant que les affections mentales sont les parents pauvres de la recherche et du traitement. Mais on peut penser aussi que sur d’autres continents concernés par la sous-alimentation, l’instabilité sociopolitique, les aléas climatiques et la guerre ou la dictature, il y a encore plus de problèmes mentaux qu’en Europe.  

S’il est vrai, selon une étude de l’université d’Oxford, que les personnes vivant à de hautes latitudes par rapport à l’équateur ont des yeux et des cerveaux plus gros, suite à la faible luminosité, les Européens, les Canadiens, les Russes, les Japonais, les Chinois du Nord et les Coréens devraient être plus intelligents. L’étude précise prudemment que ce n’est pas le cas…

 

 

 

▪ Hybrides humain-grand singe

 

Ilya Ivanovich Ivanov est né en 1870. En 1898, il a établi plusieurs  laboratoires zoologiques à Moscou, où il a étudié les processus  reproductifs d'animaux de ferme.  En 1901, il a établi le premier centre au monde pour l'insémination artificielle des chevaux.
 Avant et après la révolution bolchevique, Ivanov a appliqué sa technique pratique à d'autres espèces domestiquées. Plusieurs millions de bovins et de moutons ont été artificiellement inséminés pas plus tard que le milieu des années 1930; les soviétiques avaient besoins d'animaux forts pour leur transformation monumentale de l'économie. Ivanov a aussi essayé de préservé certaines espèces en danger en   utilisant l'insémination artificielle.
 En 1927, le journal émigré russe "Russkoye Vremya" a publié des articles concernant des expériences choquantes dans lesquelles Ivanov a, soi-disant, essayé d'inséminer artificiellement des femmes et des singes anthropoïdes femelles avec le sperme d'autres espèces.
Quelques personnes, de quelque manière que ce soit, ont cru ces rapports. Beaucoup en occident à ce moment soutenaient la République Soviétique "progressiste". Mais des preuves vinrent après la chute de l'Union Soviétique, selon Alexander Potapov, qui publia son étude dans le journal "Na Grani nevozhmozhnogo" (édition 335/4, 2004).
Un document a été découvert dans les archives d'état de la Fédération Russe, signalant les découvertes d'une commission spéciale créée en 1929 pour évaluer des expériences proposées par Ivanov d'hybridation interspécifique d'anthropoïdes. Ces expériences ont été considérées comme étant de "grande importance scientifique" et le rapport indiquait qu'elles devaient être  poursuivies dans la Colonie de singes de Sukhumi, un centre de primatologie soviétique.

Les expériences d'hybridation (l'insémination artificielle de femmes avec du sperme de singe anthropoïde) ne devaient être conduites qu'avec l'accord écrit de la femme. Elle accepterait les risques et obéirait au régime d'isolement strict demandé. Les expériences devaient être conduites avec toutes les garanties nécessaires, incluant la prévention contre l'insémination naturelle. Les essais devaient être conduits sur autant de femmes que possible, mais en aucun cas, moins de cinq. Pourquoi les sommités de la science soviétique feraient les louanges de la troublante recherche d'Ivanov. Selon Potapov, l'élite bolchevique voulait détruire la croyance en Dieu et soumettre la nature pour servir l'homme-nouveau soviétique. En tant qu'ancien citoyen soviétique moi même, je peux affirmer que ni les  soucis généraux d'éthique ni les croyances judéo-chrétiennes n'étaient  d'intérêt pour des marxistes soviétiques.

Staline, dont l'étoile sanglante s'élevait dans le monde pourpre de la politique soviétique, obtiendrait des esclaves hybrides qui seraient complètement obéissants. Le goulag et son réseau de camps de concentration ne seraient pas une nécessité pour les hybrides.
Ivanov et la patrie socialiste s'intéressaient à un autre résultat du croisement, désigné sous le terme de "vigueur hybride", ou "hétérosis". Les niveaux d'hétérosis tendent à être plus élevés en résultat d'un croisement, signifiant que la vigueur des hybrides est plus grande que celle des lignées parentales. Je suis sûr que Staline et ses acolytes auraient trouvé un autre usage pour les anthropoïdes chimériques désignés par Ivanov. Aujourd'hui nous l'appelons guerre biologique.

 

Guinée.
 

Ivanov décida qu'une expédition en Afrique l'aiderait à parvenir aux résultats nécessaires. Il déposa une demande, et reçut une approbation du gouvernement soviétique. On lui donna aussi un soutient financier d'un montant de 291 912 dollars, une énorme quantité d'argent pour l'état socialiste appauvri.

 Ivanov croyait qu'il n'aurait aucun problème à inséminer des femmes africaines avec du sperme de chimpanzé. Mais il avait tort. Les femmes locales refusèrent de se croiser avec des grands singes. Le scientifique russe ne voulut pas renoncer et fit un accord avec des médecins dans un hôpital local pour conduire, dans l'enceinte, les expériences d'hybridation.
 Le gouverneur de la province ne s'est pas opposé aux expériences, à condition que les patients donnent leur accord. Mais les femmes de Guinée refusèrent catégoriquement de participer, en quoi que ce soit, aux expériences sensationnelles du scientifique soviétique.
 Ivanov fut arrêté un 13 décembre 1930 et condamné au camp de concentration pendant cinq ans.  L'OGPU (le précurseur du KGB) commua sa sentence en un exil de cinq ans au Kazakhstan. Finalement Ivanov fut relâché de prison en 1932.Il mourut juste quelques mois plus tard, un 20 mars. Mais notre  histoire ne s'arrête pas là.

 

URSS
 

En 1974, le zoologiste belge Bernard Heuvelmans et le scientifique soviétique Boris F. Porchnev ont publié un fascinant livre intitulé "L'homme de Neandertal est toujours vivant."
Ce livre contient le récit d'un docteur russe qui s'échappa des camps de concentration russes, et qui, en 1952 ou 53, rencontra un ami de  confiance de Heuvelmans. Le docteur a prétendu qu'il fut arrêté parce qu'il refusait d'obéir aux ordres de ses supérieurs.

 Il devait conduire une insémination artificielle de femmes orientales par le sperme de gorilles males.  Les expériences furent conduites dans le département médical des camps  de travaux forcés soviétiques. Le docteur a prétendu qu'une race d'hommes-singes a alors été créée.
 Ils étaient extrêmement forts et couverts de fourrure, travaillaient sans fatigue dans les mines de sel et avaient une croissance plus élevée que les humains - mais ils ne pouvaient pas se reproduire.

Les soviétiques ont-ils créé un homme-singe dans leurs laboratoires secrets, une créature qui se serait plus tard échappée pour être confondue en Russie et en Eurasie avec un "homme des neiges," ou un hominoïde relique ?

 

 

 

▪ Toujours plus vite

 

Le mouvement social de l’automne 2010 en France avait exprimé aussi un désir justifié, à savoir le besoin d’aller moins vite, de faire des pauses, d’enrayer la précipitation à laquelle nous sommes tous plus ou moins soumis.

Polarisée sur le temps de travail, la gauche n’a pas encore pris conscience de la vraie revendication. Depuis cent cinquante ans, les syndicats se battent pour diminuer la durée du travail. Là, on est arrivé là à une limite quasi-incompressible. En revanche, pour beaucoup, l’intensité du travail, la pression, posent problème. La solitude au travail peut-être aussi un problème.

Il y a un vrai besoin d’être moins stressé, un stress qui diminue, du reste, la productivité et la créativité dans de nombreuses branches, en particulier dans les métiers qui font appel à la matière grise.

Ces métiers passent pour plus agréables et pourtant ils sont souvent pires que l’artisanat et l’agriculture de jadis. Pourquoi ? Parce que la société de l’information en temps réel par Internet accélère le temps qui passe. On perd décalage et recul. Il faut tout faire avant. Savoir avant. Précéder. Notre monde n’arrête plus d’anticiper. On est sorti du moment présent. Fini le « O temps suspends ton vol ». C’est «  toujours plus vite ». Regardez autour de vous !

Certains vivent dans la hantise du réchauffement climatique qui interviendra dans cinquante ou cent ans. D’autres « se projettent » dans l’avenir industriel en oubliant leur entourage. Un symptôme est la frénésie de la grande distribution à vendre déjà, fin octobre-début novembre, les articles de Noël. Elle qui nous vendait dès la fin de l’hiver les maillots de bain de l’été et les skis à la fin de l’été.  Les politiques ne sont pas en reste. Dès le lendemain d'une élections, ils commencent déjà la campagne électorale suivante.

C’est à ce rythme infernal que travaillent les Asiatiques, eux autrefois lents et méditatifs. Mais il y a l’abus en sens inverse, la pause intempestive. Un exemple, dans un train de nuit Berlin-Paris qui avait pris trois heures de retard suite à « un accident de personne », le wagon restaurant ferma donc trois heures avant l’arrivée à Paris parce que tel était l’horaire prévu par la convention collective. Mot d’ordre : « No stress ». Mais pas pour les passagers qui ont dû se serrer la ceinture.

 

 

 

▪ Le bureau à la maison

 

Il paraît que la France est en retard par rapport à ses voisins pour le télétravail. En cause, l’attachement des salariés à la machine à café… Non, je plaisante, mais il semblerait qu’en France, plus que du bureau à la maison, on soit adepte de la maison au bureau, photos des chères têtes blondes en fond d’écran, des cartes postales envoyées par les collègues. Les cadeaux de fête des mères ont enfin trouvé leur place sur le bureau de maman où mains en plâtre (pour les trombones), pots de confiture décorés (pour les crayons), dessins (pour le fun) peuvent se rendre utiles.

Et puis le bureau, c’est la célébration des anniversaires, du départ en vacances, du retour des vacances, du mariage, du pacs, de la naissance, de la retraite. J’exagère ? Je ne crois pas car j’ai une fille qui trouve cela drôlement sympa même si, à force de grignoter des petits gâteaux, sa ligne s’en ressent. Une prise de poids consécutive à la fréquence des goûters en entreprise peut-elle être considérée comme une maladie professionnelle ? Il y a bien un maître Collard quelconque qui nous soulèvera ça un jour. Après tout, n’attaque-t-il pas l’Armée Française parce que des soldats sont morts à la guerre ?

La grippe A aurait, semble-t-il, favorisé le développement de la pratique du télétravail que d’aucuns pensent réservée à une élite de glandeurs. Moi, je suis à fond pour, par pour glander, mais pour la formule qui autorise à faire son supermarché et à aller chez le médecin à n’importe quelle heure. Parce que, côté flemme, on repassera. Quand on a une certaine masse de boulot à faire en un temps limité, je vous assure que, bureau ou pas, le nez il est dans le guidon. Et là, il faut faire attention à ce que que le bureau à la maison ne se transforme pas en bureau et plus de maison.

Travailler quand on veut, certes, mais il faut que le boulot soit fait, et en général un vrai boulot occupe ce qu’il faut par jour. De plus, le télétravail, c’est la solitude devant son écran, aucune pause à la machine à café, aucun bavardage avec la collègue. C’est aussi la jouissance de faire un petit (tout petit) cluque quand on a un gros coup de pompe, rrrrrmmmmmpfff. 

                        

                                                                                                                                                             Marie-Pascale Ollivier

 

 

 

▪ Un foie artificiel pour tester des médicaments

 

Une « machine vivante » constituée de cellules humaines et porcines

 

 Le travail de recherche récompensé de deux femmes-chercheurs allemandes – Les cellules vivent jusqu’à trois semaines grâce aux vaisseaux sanguins – Une alternative fiable aux tests de substances pharmacologiques sur des animaux.

 

A Stuttgart, deux femmes-chercheurs allemandes ont présenté l’an dernier au public le prototype d’un foie artificiel. Cette machine pourrait remplacer bon nombre de tests pharmacologiques pratiqués sur les hommes et les animaux. D’ici deux ans,  la « machine vivante » composée de cellules humaines et animales pourra entrer en service.

 

Construire des machines qui possèdent les qualités du vivant paraît à priori impossible, car il est très difficile d’imiter avec une machine le processus vital très complexe. En général, toutes les machines conçues jusqu’ici pour tester des substances pharmacologiques et remplacer hommes ou animaux, n’avaient pas un espérance de vie supérieure aux cellules restées à l’intérieur du corps. Celles-ci, d’origine humaine ou animalière, ont besoin d’un ravitaillement régulier. Sinon, elles meurent au bout d’un certain temps, au mieux après quelques jours. Le Prof. Heike Mertsching et le Dr. Johanna Schanz ont donc eu l’idée de prévoir un système de vaisseaux sanguins naturels pour alimenter les cellules humaines et animales. « La particularité de notre foie-machine », explique Johanna Schanz de l’Institut IGB de la Fraunhofer-Gesellschaft à Stuttgart, qui a choisi cette machine comme thèse de doctorat, « c’est son système vasculaire complet. Il crée un environnement naturel pour les cellules hépatiques humaines que nous y avons transplantées. Ces cellules hépatiques et endothéliales peuvent donc atteindre une durée de vie bien plus étendue. D’autre part, ces cellules hépatocytes sont également capables de transformer des substances pharmacologiques qu’on leur aurait administrées. Nous avons ajouté aussi un groupe de cellules endothéliales vivantes, » poursuit Dr. Johanna Schanz, « elles constituent la barrière entre le sang et les tissus. »

 

Comme l’utilisation d’artères artificielles pour alimenter les cellules vivantes s’est avérée inefficace, les deux femmes-chercheurs ont eu l’idée d’utiliser un morceau de l’intestin d’un porc. Il constitue le système d’approvisionnement des cellules humaines. Ensuite, elles ont remplacé les cellules porcines intestinales par des cellules humaines, des hépatocytes et des cellules endothéliales. Ainsi avait-on recréé un foie artificiel complet, proche du foie humain. La petite machine fut installée ensuite dans un bioréacteur spécialement conçu. Il possède notamment une tuyauterie et un système de pompage. Ainsi, les liquides nutritifs peuvent être amenés dans ce foie artificiel et desservis à l’exemple des artères et veines. Le Dr. Schanz conclut : « Après la première mise en route, les cellules de ce foie machine restèrent actives pendant plus de trois semaines. Mais », ajoute-t-elle, « ce délai pourra encore être allongé ».  Le temps de carence pour prouver des effets secondaires de médicaments étant de six semaines, la moitié du chemin est donc faite. Pendant les deux années à venir, les deux chercheurs féminins pourront encore procéder à bon nombre de tests de fonctionnement de leur machine de foie et prolonger surtout la survie de ses cellules vivantes.

 

Une  nouvelle solution qui soulage tout le monde

 

Bien que l’industrie pharmaceutique soit souvent pointée du doigt, la loi permet l’exécution de tests de nouveaux médicaments sur les animaux. Pendant les tests cliniques, jusqu'à 30 % des effets secondaires d’un médicament se manifestent. Ce foie artificiel pourrait donc remplacer - du moins en partie - les tests cliniques sur des animaux et des hommes. Ses cellules hépatocytes humaines qui y sont transférées et y croissent, réduisent efficacement les effets toxiques des substances administrées, les décomposent, voire les annulent. C’est ce que les deux chercheurs ont déjà pu observer. Ces hépatocytes forment ou décomposent également des protéines à partir des substances administrées, tout comme un foie naturel. Le foie artificiel fournira donc beaucoup de résultats concernant les effets secondaires d’un médicament ou d’une nouvelle substance chimiques contenue p. ex. dans un produit cosmétique.

 

Les cellules humaines dans ce foie machine se prêtent mieux à des tests de médicaments que les êtres vivants, car l’homme et l’animal ne sont pas  identiques à 100 %. Il faut considérer aussi, que les effets des médicaments ne sont pas toujours les mêmes sur tous les patients. Somme tout, ce foie artificiel soulagera non seulement les animaux, mais aussi les chercheurs, qui disposeront dans un avenir proche d’une alternative fiable.

 

A l‘heure actuelle, les deux scientifiques valident leur précieuse invention et travaillent en vue de sa mise en route. Leur employeur, la Fraunhofer-Gesellschaft leur a déjà attribué un premier prix de reconnaissance.

 

                                                                                                                                              Richard E. Schneider

 

 

Les gros volent mal – sauf évidemment dans l’A-480...

 

Faudra-t-il en effet fabriquer des gros transporteurs pour personnes bien en chair ? La question s’est posée d’abord aux Etats-Unis où un Américain sur trois est « gras » au sens médical du terme, c'est-à-dire qu’il a 20% de masse pondérale supérieure à la moyenne. Au cours des dernières 40 années, le poids moyen des Américains s’est alourdi de 15 kilos. Mais en Europe aussi, en France également où pourtant, surtout dans le Midi, la nourriture est plus équilibrée qu’aux Etats-Unis et où le jogging a mis en mouvement une partie de la population. Les femmes en France auraient pris près de trois centimètre en taille et les hommes cinq centimètre, mais avec près de trois kilos de plus pour les femmes et près de cinq pour les hommes. Ce qui naturellement pose problème dans les avions où les sièges ne dépassent guère 45 cm de largeur. Depuis des années, les plaintes d’usagers des transports aériens s’accumulent Outre-Atlantique : « Je vole au moins une fois par mois pour mon travail de l’Ouest à l’Est des USA. Pourquoi me faire gâcher le vol par un mec de 250 kilos à ma gauche ou à ma droite ? », écrit Bob ironiquement. « Il faut payer une surtaxe pour plus de 20 kg de bagage – pourquoi pas pour du surpoids corporel », demande un reporter. Dans les années vingt et trente, les compagnies aériennes pesaient non seulement les bagages, mais aussi les passagers. Faudra-t-il en revenir là ? De plus, les obèses ne peuvent pas fermer leur ceinture de sécurité ni abaisser les accoudoirs, comme c’est requis dans les avions.

 

... et ils roulent mal aussi

 

Mais les gros se rebiffent. A Tampa en Floride, il s’est formé une « Coalition des gros » qui proteste contre les discriminations sur son « Big Fat Blog ». Encore une minorité opprimée de plus. Une grosse minorité…Aux Etats-Unis les trois quart des habitants sont classés en surpoids, pour ne pas dire avec tendance à l'obésité. La société de transports Amtrak a donc accepté d'élargir les sièges du métro de 44 à 50 centimètres.

 

 

 

 

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