SCIENCES
SANTE
▪ Les Archéologues allemands ont fondé une association et parleront d’une voix aux médias et aux milieux politiques
Dans le cadre du 7ème congrès d’archéologie qui s’est déroulé le 4 octobre 2011 à Brême, les participants ont fondé l’„Association allemande d’archéologie“ (la DVA, abréviation de „Deutscher Verband für Archäologie»). Plusieurs tentatives de création d’une association de leur profession avaient échoué au début du XXème siècle puis après la réunification allemande de 1990. C’est donc la première fois dans l’histoire de cette science que se fédèrent ses différentes branches, en rattachant les la recherche sur l’Antiquité et les diverses sciences afférentes à l’archéologie. La DVA aura 3 000 adhérents et sera désormais la voix de l’ensemble de ces disciplines scientifiques. L’association se chargera aussi de la défense du patrimoine, des musées archéologiques, de l’entretien des monuments historiques, des universités et d’autres institutions de recherche dans le domaine de l’archéologie et défendra leurs intérêts vis-à-vis des politiciens et de l’opinion publique. Le professeur Hermann Parzinger, préhistorien, a été élu président de la nouvelle association. Il est président de la Fondation des Biens Culturels de la Prusse (Stiftung Preussischer Kulturbezitz), il a enseigné dans diverses universités allemandes et dirigé des instituts de recherche et il est membre de nombreuses académies en Allemagne, en Russie, en Chine, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Il est le seul archéologue titulaire du Prix Leibniz de la Communauté scientifique allemande (Deutsche Forschungsgemeinschaft) et a été décoré récemment de l’Ordre pour le Mérite pour les arts et les sciences.
Pour plus d’informations : Stiftung Preußischer Kulturbesitz Presse- und Öffentlichkeitsarbeit : Dr. Stefanie Heinlein, Tel.: 030 - 266 41 1440 Fax: 030 - 266 41 2821 E-mail:heinlein@hv.spk-berlin.de
▪ Les robots pensants ne sont pas pour tout de suite
Une puce semi-conductrice augure l’imitation du cerveau humain. Des chercheurs du groupe IBM ont créé la « puce cognitive » pour ne pas dire « humanoïde » qui serait une sorte de machine à penser copiant les circuits neuronaux de notre cerveau. Sans doute ces scientifiques ont-ils un peu monté leur réalisation en épingle. Ils sont encore loin d’avoir atteint les qualités de la géniale boite à penser logée dans notre crâne. Reste qu’ils ont réussi à relier étroitement des unités correspondant à la mémoire, à l’assimilation des souvenirs et à la communication. Et ce avec des matériaux classiques, comme le silicium. L’objectif d’IBM était en fait de relier ces circuits pour économiser de l’énergie. Le biochimiste allemand Peter Fromherz de l’institut Max-Planck avait créé il y a quelques années des neuro-puces susceptibles d’être mises en relation directe avec des nerfs vivants. La firme Infineon a réussi une application il y a cinq ans déjà en connectant des circuits électroniques de ce type avec des nerfs d’animaux, des rats, des lapins, des escargots et des cerveaux. Certains malades ont accepté de se soumettre à ces expériences et ont éprouvé des améliorations. Mais on n’en est pas encore à l’imitation du cerveau humain par le « cognitive computing ». Etant donné qu’on ne connaît même pas les algorithmes dont se sert notre cerveau, on n’est pas prêt de pouvoir les imiter. (automne 2011)
▪
Découverte d’une nouvelle exoplanète par une équipe internationale d’astronomes
en majorité franco-allemande
Confirmation de l'existence de Corot-9b, une planète assez semblable à
Jupiter située à quelque 1500 années lumières de la terre.
CoRoT-9b est la toute dernière découverte du satellite CoroT (Convection,
Rotation and Planetary Transits) du Centre national d’études spatiales (CNES)
auquel sont associés des chercheurs du Deutschen Zentrums für Luft- und
Raumfahrt (DLR). Il s’agit d’une planète de la taille approximative de Jupiter
qui fait le tour de son étoile en 95 jours. « Cette expoplanète est tellement
normale qu’elle nous a frappés, déclare le Professeur Heike Rauer qui dirige la
participation allemande à CoroT à l’Institut de recherche des planètes du DLR.
Elle se rapproche beaucoup par ses caractéristiques des planètes de notre
système solaire. »
145 jours durant, une équipe internationale de 60 chercheurs avait recueilli des
mesures de cette planète pendant l'été 2008. Leurs résultats sont enfin publiés
après de longs travaux. Il en ressort que Corot-9b tourne autour d'une étoile
dans la constellation du Serpent, à quelques 1 500 années lumière de la Terre,
suivant une orbite qui se trouve à une distance de son astre central comparable
à celle de Mercure. En revanche, elle se rapprocherait plutôt de Jupiter,
composée de gaz (hélium et hydrogène principalement), et d’un diamètre proche
(environ onze fois celui de la Terre).
La caractéristique la plus intéressante serait sa température de surface,
comprise entre -20 et +150°C, suite à sa situation par rapport à son étoile,
soit dix fois plus loin que les autres exoplanètes connues selon Patrice
Chauvin, astrophysicien chargé de la communication à l'Institut national de
sciences de l'univers. Grâce à cela, son atmosphère ne risque pas de s'évaporer,
et il est possible de l'étudier. Cet éloignement relatif de Corot-9b de son
étoile implique aussi un plus long passage devant l'étoile, ce qui facilite
l’observation depuis la Terre. D’où la possibilité pour les « Terriens »
d’analyser à loisir son atmosphère lorsque la lumière de l'étoile la traverse.
Grâce à ces particularités, CoRoT-9b livre des informations qui permettront de
mieux comprendre l’origine des planètes géantes de notre système solaire, telles
Uranus, Jupiter et Saturne.
● Le défi des grands calculateurs : se passerait-il quelque chose entre l’Allemagne et la France ?
Il
y a quelques mois, Eurbag évoquait la proposition faite à Hanovre le 3 mars 2008
par le Président Sarkozy à la Chancelière allemande, Madame Angela Merkel,
d’entreprendre une coopération dans le domaine des grands calculateurs.
Cette initiative correspondait à la prise de conscience d’une nécessité pour nos deux pays et pour l’Europe : la préservation sur le Vieux Continent d’une compétence de haut niveau en matière d’architecture informatique, et donc la liberté de concevoir les plates-formes informatiques qui vont être indispensables au développement d’une partie très importante de notre économie de demain. La voie est étroite, car il ne s’agit pas de faire renaître de catastrophiques ‘’plans calcul’’, ni de créer de nouveaux monopoles ou de renoncer à la libre compétition ( à condition qu’elle soit équilibrée ), mais bien d’assurer la survie raisonnable de compétences au service des économies française, allemande et européenne, nous permettant, en évitant de subir le monopole de l’offre extérieure, de rester des acteurs.
En réalité, il était urgent de comprendre que nous sommes à la veille d’une révolution dans le domaine informatique. Citons quelques témoins de cette révolution :
- les calculs de grande puissance (HPC) vont nous permettre de conduire des programmes dans le domaine de l’agriculture d’une taille de dix à cinquante fois plus importante que celle obtenue par d’autres méthodes (Dupont de Nemours).
- la modélisation, la simulation et l’analyse d’un volume considérable de données sont les prochains facteurs du changement radical des conditions de l’innovation (Council on Competitiveness, Washington).
- nous nous efforçons [au travers du programme INCITE] d’amorcer la pompe permettant à notre industrie de découvrir combien peut être profitable le calcul de grande puissance (Secrétaire américain à l’Energie).
Il est clair que la puissance informatique accessible à très court terme va conduire la plupart des utilisateurs à devoir ou vouloir intervenir en amont, dès le stade de la définition et des spécifications des futures machines, qu’ils soient demandeurs de traitement des informations (deuxième génération Internet par exemple) ou de simulations scientifiques aux conséquences économiques désormais essentielles (biotechnologies, nanotechnologies, sciences de la vie, aéronautique, transports, énergie, etc.). Pouvons nous, en Europe, accepter de renoncer à la capacité de concevoir des architectures informatiques adaptées à nos objectifs, et donc renoncer aux moyens et à l’industrie correspondants? Nos besoins vont le plus souvent être les mêmes que ceux de nos partenaires, mais aussi concurrents, américains ou asiatiques, mais nos priorités, nos choix, nos investissements, nos calendriers, etc., peuvent être différents, et le seront, sauf si nos décisions sont préemptées par des moyens de traitement informatiques définis par d’autres imposant ainsi leurs priorités, leurs choix, leurs investissements et leurs calendriers.
Il était donc urgent d’essayer de définir et de mettre en oeuvre une politique cohérente en matière de grands calculs (besoins, compétences, programmes et industrie). L’effort financier n’est certes pas négligeable (150 M€ par an), mais il est sans commune mesure avec les enjeux économiques dont il est une des clés. Nous avons là un des outils dont la France et l’Allemagne et, plus généralement, l’Europe ont tant besoin aujourd’hui alors que nous découvrons la crise : un levier, un multiplicateur de forces économiques.
Cependant, depuis la déclaration du Président Sarkozy, un certain silence a été constaté outre Rhin, hormis, ça et là, quelques articles de presse s’interrogeant sur le sens réel de la proposition française.
Or, soudain, deux
évènements semblent montrer que ce silence est rompu et que quelque chose se
passe entre nos deux pays : d’une part, le 29 septembre, le Centre allemand de
recherche de Jülich signe un accord avec la société française Bull,
d’autre part, le 1er octobre, Bull prend le contrôle amical de
Science + Computing, société basée à Tübingen et spécialisée dans les grands
calculs au profit de l’industrie en général, de l’industrie automobile en
particulier.
Citons le Professeur Thomas Lippert, directeur du centre de calcul de Jülich : La science et l’industrie dépendent et profitent des simulations réalisées par ordinateurs de très grande puissance. Afin de faire face à ces demandes croissantes, Jülich a choisi Bull comme maître d’œuvre du projet JuRoPa qui inclut aussi Sun, ParTec et Intel. Nous considérons que Bull est le mieux placé pour intégrer toutes les nécessaires technologies ‘’clé’’ dans un partenariat destiné à concevoir le supercalculateur à usage général le plus performant, correspondant au large spectre des problèmes de simulation traités à Jülich. Notons que la performance de ce calculateur, qui sera mis en service en 2009, dépassera 200 mille milliards d’opérations par seconde !
Mais, pourquoi Bull est-elle à nouveau, avec succès et seule société en Europe, dans le domaine des calculs de grande puissance, domaine qu’elle avait abandonné depuis des décennies, après avoir été jusqu’à la fin des années cinquante le rival d’IBM ? La raison principale tient dans les choix faits il y a trois ou quatre ans par la société et son premier partenaire dans cette aventure, le Commissariat à l’Energie Atomique. Je cite le Président de Bull, Didier Lamouche : Bull conçoit des supercalculateurs très accessibles car familiers et faciles d’utilisation. Dans le passé, au contraire, les grands ordinateurs étaient bâtis autour d’une architecture dite ‘’vectorielle’’, très efficace mais très spécialisée, exigeant donc des utilisateurs des talents très spécifiques. Bull a choisi une approche différente en concevant des machines ressemblant à des grappes géantes de machines plus petites mais travaillant ensemble de façon plus rapide, plus efficace et plus rentable qu’un supercalculateur unique. Ces ‘’grappes’’ sont d’une utilisation simple car à base de technologies bien comprises par l’ensemble du monde professionnel. Elles n’ont pas de processeurs propriétaires, mais des puces multi-coeur d’Intel. Bull a été un précurseur en concevant ses produits sous Linux, une plate-forme ouverte extrêmement populaire en dehors, jusqu’à présent, du monde des grands calculs.
Souhaitons que ces évènements survenus en 2008 constituent les prémices d’un grand projet : le retour définitif de l’Europe dans une technologie qui change radicalement les règles du jeu et sans laquelle l’ensemble de nos entreprises courraient un risque énorme de perte de compétitivité. Espérons donc, qu’une fois encore, l’Allemagne et la France sauront jouer leur rôle de locomotive de l’Europe !
Henri Conze
▪ Les carburants par la biomasse - la biotechnologique est-elle la solution ?
Augmenter
les récoltes de moitié ou les doubler, voire les tripler ! – Qu’en diront les
défenseurs de la nature?
Des chercheurs ont trouvé une méthode biotechnologique pour doubler, voire tripler la biomasse des plantes fourragères. Ce serait la solution idéale à l’actuel dilemme social, car ces plantes sont très demandées soit pour en faire de la nourriture animalière, voire humaine, soit pour les transformer en biocarburants.
Mais chose curieuse, cette solution biotechnologique est refusée par certains politiciens et partis politiques, dont les états d’âme se rapprochent de celui du lapin hypnotisé par le serpent qui va l’avaler.
Des chercheurs en Biologie de l’Evolution de l’Institut Max-Planck ont
découvert, au terme d’un long travail de recherche, une micro-ARN dans le génome
de plantes, qui procure davantage de « biomasse », c'est-à-dire de volume, à la
plante. Cette mi-ARN nommée 156 est présente dans toutes les plantes et
responsable de leur croissance. Le groupe de recherche autour du prof. Detlef
Weigel a constaté notamment que dans l'herbe « Thaliana arabidopsis", la
présence abondante de mi-ARN 156 dans les cellules incite les plantes à croître,
à se ramifier, à faire pousser des fleurs et des feuilles en grand nombre.
Lorsque la mi-ARN 156 diminue, la plante transgresse au stade de la maturité
sexuelle, développe son appareil de reproduction et cesse sa croissance. D'où
des branches vides ou en manque occasionnel de feuilles ou de fleurs. Les
chercheurs de l’Institut Max-Planck ont donc cherché une voie pour que la mi-ARN
156 soit davantage et plus longtemps présente dans les cellules. A cette fin,
ils ont introduit un gène dit promoteur, qui stimule la présence de la mi-ARN
156. Résultat: les plantes, à savoir le maïs, le riz ou les herbes de toutes
sortes, se développent davantage, augmentant ainsi leur biomasse. Elles
disposent de plus de feuilles et de fleurs, leurs tiges sont plus solides etc.
Au minimum, la récolte augmentera de 50 %, assurent les chercheurs, voire de
200% à 300%. Autrement dit: Au lieu de récolter 1.000 kg de biomasse, le paysan
en engrangera 1.500 kg, 2.000 kg, voire 3.000 kg.
Ce serait donc, grosso modo, la solution biotechnologique du dilemme qui se pose actuellement, à savoir le choix entre la production de plantes fourragères destinées à la production de biocarburants ou à usage alimentaire pour les humains ou les animaux. C’est ce dilemme qui fait actuellement grimper les prix des produits agricoles étant donné que la quantité de plantes produites ne suffit pas à satisfaire ces deux besoins simultanément. Les agriculteurs sont d’accord avec cette tendance des lois du marché qui leur permet de faire monter leurs prix ! Mais certains agriculteurs aimeraient quand même produire davantage de plantes fourragères tant demandées par la société moderne. Mais la politique est-elle disposée à accepter une production accrue pour suivre la tendance du marché à la hausse ? Il est notoire que des partis politiques comme les « Verts » s’opposent à cette solution.
Depuis peu, les écologistes se sont autoproclamés « libérateurs des champs ». Ils ont trouvé une nouvelle catégorie sociale qu’ils peuvent harceler : les agriculteurs ! Ils vont, de nuit, faucher les champs des paysans qui cherchent à augmenter leur production agricole. Quel acte de courage que de s’en prendre au bien d‘autrui ! En une seule nuit d’été, ils ont fauché 13.500 m2 de maïs transgénique dans le Gers ! Ils ne manquent pas de prétextes pour leurs actions illégales. Leurs mots-clés sont soit des termes hermétiques pour le quidam, comme « Monsanto 810 » à moins qu’ils ne parlent tout simplement comme José Bové de « fauchage volontaire. » En vérité, il s’agit de nuire intentionnellement à autrui, notamment aux consommateurs. Cela, bien sûr, ils ne le disent pas. Bové et ses camarades sont même allés, en plein jour, près de Bordeaux, déverser des colorants dans le silo d’un agriculteur qui produisait du maïs transgénique. Les dommages matériels se sont montés à 500.000 euros.
Le moratoire politique sur les OGM promulgué par le gouvernement Fillon n’a apparemment fait que renforcer l’aversion des amis de José Bové contre un monde moderne capable de répondre aux défis de notre temps. S’ajoute que les écolos accusent notre civilisation de tous les maux de l’humanité. Ils veulent nous ramener à l’état de nature, au statut du « bon sauvage ». Outre qu’ils font peur aux gens en fauchent la nuit des champs cultivés, ils sèment des rumeurs, à savoir que les OGM provoqueraient le cancer... José Bové prétend qu’il lui suffirait d’une étude scientifique sur moins de 10 souris pour prouver que les OGM provoquent des maladies mortelles et obtenir ainsi le soutien du public pour mener sa guerre contre les champs de maïs, de betteraves ou de pommes de terre. Ce soutien public lui fait toujours défaut, le pauvre !
Jusqu’ici, il n’y a aucune preuve que les OGM aient provoqué le cancer. En revanche, beaucoup de personnes meurent de faim. Mais avec quoi va-t-on nourrir demain une population du globe qui ne cesse de s’accroître ? Aujourd’hui déjà se pose le problème alimentaire. « Les écolos » ne proposent aucune solution pour les gens qui ont faim, qui ont le portefeuille mince et qui peinent à se nourrir parce que leur terre ne produit pas assez de plantes, pas assez de maïs, pas assez de betteraves ni de pommes de terre ! Ces soi-disant « altermondialistes » exigent même l’arrêt des exportations agricoles vers les pays africains!
Encore un mot sur « l’état de nature » qu’invoquent sans cesse les écolos. Quelle prétention et quelle outrecuidance ! Ils s’érigent en protecteurs d’une nature qui est bien plus forte qu’eux ! Mais, au fond, en savent-ils assez sur la nature ? C’est une dame qui a ses humeurs. Une année généreuse, l’année suivante avare de ses dons ! Si l’on a une année une récolte excellente, les pommes tomberont nombreuses des pommiers pour nourrir les vaches, quitte à pourrir par terre si nul ne les ramasse ! Et l’année suivante, la nature ne nous fournira qu’une infime part de la récolte de l’année précédente ! Les pommes se font alors si rares qu’on doit les acheter au prix fort !
Reconnaissons donc, que nous nous sommes éloignés à juste titre de cet enchainement temporel qui nous est dicté par la nature ! Nos technologies modernes peuvent donc apporter des solutions plus efficaces et plus durables à ces problèmes quantitatifs résultant de causes naturelles ! Et rappelons-nous toujours que l’abondance de l’offre fait baisser les prix et rend la marchandise accessible à tous les citoyens! Telle est la loi d’airain du marché. Ne peut-on la corriger favorablement en régulant les quantités produites par des méthodes scientifiques ? A notre époque, cela devient possible.
Pour cela, il faut pouvoir « corriger la nature » en nous servant de ses lois. Or les écologistes qui se croient détenteurs de la nature dénoncent les « gènes modifiés » des « plantes transgéniques » qui seraient « contre nature ». Ils ont donc entrepris de détruire ces dernières. Mais la nature produit, elle aussi, des gènes modifiés. Toutes les mutations, même les plus aberrantes, sont jusqu’ici naturelles et il ne semble pas que la vie sur terre en ait souffert, bien au contraire.
Somme toute, il faut convenir que la nature est bien autre chose que ce que pensent « les écolos ». Gardons-nous de les suivre dans leur attitude pro-nature! Ils cherchent à se l’approprier à leurs fins politiques. Mais leurs erreurs politiques deviennent dangereuses dans un monde moderne où elles empêchent l’homme de se servir de ses capacités tant intellectuelles que morales!
▪
Une découverte importante
pour la colonisation humaine du système solaire
La
sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter vient de détecter d'immenses
glaciers souterrains sur la planète Mars à des latitudes inférieures à ce que
l'on pensait précédemment, autour de 45° sud, révèle la revue Science.
L'un des plus spectaculaires des glaciers de Mars vu « par transparence » sous
son manteau de roches.
«Ensemble, ces glaciers représentent probablement le plus grand réservoir d'eau
gelée en dehors de la calotte glaciaire arctique» de Mars, souligne le principal
auteur de l'étude, John Holt de l'université du Texas (États-Unis). «L'un
d'entre eux est trois fois plus étendu que Los Angeles pour une épaisseur de
près de 800 mètres par endroits». L'eau étant indispensable à la vie telle que
nous la connaissons, la découverte de grands réservoirs d'eau gelée sur Mars est
un signe encourageant pour les scientifiques en quête de vie extraterrestre. Ces
glaciers pourraient également approvisionner en eau les futures missions
d'exploration martienne, ajoute le chercheur. Vestiges d'une période glaciaire
passée, ils ont été probablement préservés par une couche de débris rocheux, à
l'instar des glaciers souterrains de l'Antarctique.
La découverte est due à Sharad qui est le nom d’un radar équipant la sonde Mars
Reconnaissance Orbiter(MRO), acronyme de Shallow Subsurface Radar. Construit par
des chercheurs italiens, cet instrument est conçu pour sonder les couches
superficielles des calottes polaires martiennes mais, grâce à lui, l’équipe en
charge de l’instrument, dirigée par Roberto Seu de l’Université. La Sapienza à
Rome, peut aussi voir à travers la surface de Mars et même détecter
d’éventuelles poches d’eau liquide à plusieurs centaines de mètres de
profondeur.
Depuis les missions Viking, les chercheurs se doutaient bien qu’il devait
exister de vastes réserves de glace dans le sous-sol martien loin des pôles,
mais cela restait des conjectures. Ainsi, les planétologues s’étaient interrogés
sur d’étranges structures en pentes très douces entourant des reliefs, comme le
ferait une crème autour de gâteaux. Situées loin des pôles, l’interprétation la
plus plausible de ces structures était celle de couches de débris rocheux
d’avalanches, mélangés avec un peu de glace. Pour certains, l’interprétation la
plus naturelle était celle de glaciers, recouverts par une mince couche de
débris rocheux.
C’était en particulier l’avis de John W. Holt, membre de la Jackson School of
Geosciences à l’Université d’Austin, au Texas. Ces structures lui faisaient
penser à celles que l’on peut observer sur Terre, notamment au niveau des
glaciers du continent antarctique.
▪
Un ancien lac aujourd’hui
asséché découvert sur la planète Mars
Image ci-contre : reconstitution d'un paysage traversé par le lac Shalbatana,
sur Mars, tel qu'il devait être il y a 3,4 milliards d'années.
Il a été identifié sur photos du satellite Mars Reconnaissance Orbiter (le MRO
lancé par la Nasa en août 2005) par des chercheurs américains et il recouvrait,
il y a environ 3,4 milliards d'années, le fond d'un canyon long d'une
cinquantaine de kilomètres. D'après les calculs de l'équipe de Gaetano Di
Achille à l'Université du Colorado (États-Unis), ce lac d'une profondeur de 500
mètres devait couvrir environ 200 kilomètres carrés, soit un peu plus du tiers
de la superficie du lac Léman. Cette découverte a été publiée dans la revue
Geophysical Research Letters. Le petit orbiteur survole la planète rouge à basse
altitude (320 kilomètres). Sa caméra visualise des détails de seulement un
mètre. Les travaux de datation montrent que le lac Shalbatana s'est probablement
formé il y a 3,4 milliards d'années, durant la période de l'Hespérien. Soit 300
millions d'années après la fin de l'ère chaude et humide du Noachien, qui s'est
étalée entre - 4,1 milliards et - 3,7 milliards d'années. Il est donc
relativement récent et pourrait recéler des fossiles. «Cette découverte n'est
pas une révolution mais une confirmation», indique Nicolas Mangold
(CNRS/université de Nantes), qui rappelle que la présence d'eau liquide, il y a
quatre milliards d'années, a été attestée par la sonde européenne Mars Express
en décembre 2005.
▪ Le diabète n'est pas une fatalité
Même les diabétiques de longue date peuvent retrouver un taux normal de glucose dans leur sang s'ils maigrissent et font de l'exercice. Quelques 346 millions d'humains souffrent du "diabetes mellitus", très nombreux en Europe et aux Etats-Unis bien entendu où l'on absorbe des nourritures riches et où les professions du tertiaire, c'est à dire des emplois de bureau, se sont fortement développées. 90% de ces demi-malades ont un diabète de type 2, celui qui vient souvent avec l'âge. Doit-on s'en étonner ? C'est en Allemagne que le nombre de diabétiques est le plus élevé: 10 % de la population. L'Allemagne a le niveau de vie le plus élevé du continent avec le Luxembourg et les Etats scandinaves, l'Autriche et la Hollande, et l'"homo germanicus" moyen avale beaucoup de gâteaux et de charcuterie. Les causes sont parfois génétiques, mais aussi en grande partie des comportements erronés, trop de sédentarité et une alimentation malsaine. Il y a enfin beaucoup de diabétiques qui s'ignorent, car au départ, le diabète ne se voit pas, il n'y a pas de symptômes, c'est notamment ce qui le rend redoutable. Leur diabète ne se découvre que lorsqu'apparaissent les symptômes tardifs, les déficits neuronaux, les maladies rhénales et les infarctus.
Naturellement, nos lointains ancêtres n'avaient pas de diabète. Ils mourraient beaucoup plus jeunes que nous et avaient une nourriture pauvre, ils faisaient beaucoup d'activité physique. Or aujourd'hui 80% des diabétiques ont un excédent pondéral. Un régime hypocalorique peut donc inciter le pancréas à reprendre sa production d'insuline. Les praticiens ont observé que la baisse de graisse dans le foie et dans le pancréas peut avoir cet effet, a cet effet dans la plupart des cas. Il faut pour cela les premiers temps ne pas prendre plus de 600 à 700 calories par jour, surtout s'il y a obésité, ce qui nécessite une discipline que bien peu peuvent s'imposer seuls. Etant donné le danger d'hypoglycémie, il faut aussi être sous contrôle médical. Des cobayes humains qui s'étaient imposé pendant huit semaines un régime de 600 calories par jour ont vu leur diabète de type 2 disparaître dans tous les cas. Ensuite, on peut reprendre peu à peu un régime plus calorique. Il y a naturellement une autre méthode: elle consiste à prendre des médicaments à base d'hormone intestinale GLP-1 qui activent la production d'insuline par le pancréas. Mais certains chercheurs ont décelé un danger d'inflammation du pancréas causé par ces médicaments. De toute manière, des troubles digestifs, genre constipation au début, diarrhées ensuite apparaissent.
Et enfin une méthode radicale : elle consiste en un pontage stomacal réalisé chirurgicalement qui permet à l'insuline de se déverser directement dans l'aliment pour réduire ainsi le taux de sucre. Mais cette méthode très efficace exige un suivi médical à vie, d'autant qu'on manque de vitamines et d'oligoéléments qu'il faut prendre en plus. Toutes ces méthodes imposent des sacrifices et exigent de la discipline. Mais en faisant du sport et en maigrissant, on peut se débarrasser souvent de son diabète.
▪ Ils sont fous ces Européens !
Une enquête européenne menée en 2010 dans 30 pays européens incluant 514 millions de personnes est parvenue à la conclusion que 38% des Européens souffrent de troubles mentaux. Les chercheurs dirigés par le professeur allemand Hans-Ulrich Wittchen ont distingué des désordres d’intensité variable, allant des troubles psychiatriques, comme la dépression, la schizophrénie et les troubles bipolaires d’un côté, et les maladies neurologiques, attaques cérébrales, maladie de Parkinson et d’Alzheimer de l’autre.
L’anxiété concerne 14% des Européens, l’insomnie 7% et la dépression 6,9% avec peu de variations d’un pays à l’autre. La dépendance à l’alcool frappe plus de 4% d’entre eux, la démence 1% des plus de 65 ans et 30% des plus de 85 ans. L’addiction aux drogues et à l’alcool est plus fréquente dans certains pays de l’Est. Une enquête antérieure réalisée en 2005 démontre que le taux de déviance de la normale est resté stable, mais avec une augmentation de la dépression. Suite à l’allongement de la durée de la vie, la démence augmente elle aussi.
Donnés à la réunion de Paris du Collège européen de neuropsychopharmacologie en septembre 2011, ces résultats ne sont pas très encourageants, d’autant que les affections mentales sont les parents pauvres de la recherche et du traitement. Mais on peut penser aussi que sur d’autres continents concernés par la sous-alimentation, l’instabilité sociopolitique, les aléas climatiques et la guerre ou la dictature, il y a encore plus de problèmes mentaux qu’en Europe.
S’il est vrai, selon une étude de l’université d’Oxford, que les personnes vivant à de hautes latitudes par rapport à l’équateur ont des yeux et des cerveaux plus gros, suite à la faible luminosité, les Européens, les Canadiens, les Russes, les Japonais, les Chinois du Nord et les Coréens devraient être plus intelligents. L’étude précise prudemment que ce n’est pas le cas…
▪ La Biotechnologie évolue entre les levures et les pains :
NutrEvent : La percée des entreprises alimentaires dans la santé
(Reportage sur la 2e édition du Congrès NutrEvent à Lille du 14 au 16 juin 2011)
Convenons-en : les convergences entre l’industrie alimentaire et l’industrie pharmaceutique sont basiques, car les deux secteurs s’occupent de la santé de l’homme et, éventuellement, de l’animal. Mais elles se distinguent aussi sur un pont : le médecin administre un médicament à un patient contre une seule maladie. Un aliment, par contre, peut couvrir plusieurs domaines de la santé : la prévention, le bien-être personnel et la protection contre les maladies. Mais, disons-le tout de suite aussi, le domaine de la protection restera encore, dans l’avenir, une affaire de la médecine voire de la pharmacologie.
Rien de tout cela n’empêche les entreprises actives dans le domaines des aliments de continuer a affluer sur le marché de la santé avec des « plus-values santé », des « Health Claims » comme disent les experts. Le dernier à s’être converti fut le laboratoire Mérieux, qui possède dorénavant une grande division Nutrition. Mais BioMérieux, à Lyon, vient de présenter également un nouveau test ultra-rapide pour la sécurité alimentaire à savoir le test Vidas qui détecte les bactéries de la salmonelle dans la nourriture.
En revanche, les grandes entreprises pharmaceutiques n’atteignent ni par leur chiffre d’affaires, ni par les montants de leurs bénéfices, ceux des grands producteurs d’aliments : le géant suisse Nestlé a engrangé en 2010 plus de 104,6 Mrd. Fr (=ca.80 Mrd. Euro) dont 34,2 Mrd. Fr. (=env. 24 Mrd. Euro) de bénéfices. Par contre, le producteur français Sanofi-Aventis, spécialisé dans les médicaments thérapeutiques et qui va retrouver dès juillet 2011 son ancien et seul nom Sanofi, a atteint en 2010 un chiffre d’affaires de 30,3 Mrd. Euro (+3,7 %) dont 7,6 Mrd. Euro (+6,8 %) de bénéfices. Est-ce étonnant, sous cet angle, que les producteurs pharmaceutiques se lancent également dans la production alimentaire ? Pas du tout, répondit le cluster-manager Etienne Verwaecke à NutriEvent à Lille, et der citer l’exemple de Mérieux qui a créé cette branche importante d’activité « Nutrition ».
Les ingrédients bénéficiaires pour la santé et le rôle des biomarkers
Les aliments ne sont pas aussi éloignés de la pharmacie que certains experts aimeraient le faire croire. Les ingrédients touchent nettement au domaine de la santé tout comme les aliments fonctionnels. Un autre exemple serait l’entreprise française implantée dans la région du Nord depuis plus de 150 ans déjà : Lesaffre à Marcq-en Baroeul qui fabrique depuis toujours des levures. Celles-ci furent utilisées au début uniquement pour faire du pain. A présent et grâce aux efforts de ses laboratoires de recherche, il existe aussi une branche d’acitivité de Lesaffre spécialisée dans la production d’antibiotiques et de vaccins à partir des les levures traditionnelles. Les derniers succès réels sont les ingrédients à effets pharmaceutiques comme les vitamines, les minéraux, des protéines, des lipides ainsi que des pré- et probiotiques. Récemment, Lesaffre a reçu confirmation de l’admission de ses levures enrichies de sélenium, qui capturent les dits free-radicals. Son département, expliqua le manager Europe Samuel Raison, continue à rechercher des levures probiotiques ainsi que des voies pour entrer des levures dans un aliment et de les séparer ensuite nettement de la matrice de l’aliment.
Selon le Prof. Philippe Pouillart, Institut Polytechnique Lasalle à Beauvais, il existe après des tests une évidence clinique, à savoir que les prébiotiques prémunissent le système immunitaire de l’homme contre les inflammations. Le manager du département Recherches de la firme italienne Probiotical, Luca Mogna, a affirmé à son tour que c’est de plus en plus clair que les incidences d’infections pulmonaires ainsi que les symptômes négatifs de maladies atopiques sont réduits par les probiotiques. Le rôle positif de certains additifs de la nutrition pour le système immunitaire et une meilleure réponse immunitaire p.ex. en cas de vaccination, a indiqué le scientifique Joseph Schwager de DSM Nutritional Products en Suisse.
Jean-Michel Lecerf, chercheur à l’Institut Pasteur de Lille, a souligné à son tour que la microflore pourrait jouer un rôle important dans l’origine du surpoids d’une personne. Il a préconisé les biomarkers pour connaître la valeur clinique des prébiotiques chez des individus sains. Béatrice Housez, Biofortis, filiale de Mérieux NutriScience, a insisté toutefois cependant sur la difficulté de trouver des biomarkers valables pour démontrer la bonne santé des patients. Le Prof. Renger Witkamp de l’Université de Wageningen (Pays-Bas), a proposé quant à lui que l’on parle d’une « capacité d’adaptation au corps» pour définir la santé dont les signes mesurables seraient offerts par l’homéostase.
Un nouveau défi : toujours plus de personnes obèses
Vers l’an 2015, plus de 2 milliards de personnes sur terre seront en surpoids. Cela constitue un marché formidable et en même temps un défi hors commun pour les experts en nutrition. Ceux-ci essaieront de réduire, avant tout, la teneur en sucre des aliments sans pour autant leur faire perdre leur bon goût. Il faudra également travailler sur la texture et la saveur des aliments pour satisfaire les demandes des consommateurs qui désirent surtout moins de calories et pourtant un goût exquis.
Reste à ajouter que la région Nord-Pas de Calais est, à côté de Paris et de Lyon, la 3e région de France pour les investissements des firmes étrangères. En 2010, des entreprises allemandes y ont créé 642 emplois, celles d’Outre-Manche 373, et celles en provenance d’Italie 605 emplois. Sur une période de 17 ans (1993-2010), il s’avère que les entreprises belges ont été les premiers investisseurs avec 8.347 emplois, suivies par les allemandes avec 8.063 emplois créés et les USA avec 6.167 postes de travail. En tout, la région Lille-Nord-Pas de Calais aura ainsi gagné plus de 50.000 emplois, ce qui représente 10 % de tous les nouveaux emplois créés dans la France métropolitaine dans cette même période. L’une des conséquences de cette densité démographique croissante sera la création d’une nouvelle ligne de RER qui reliera Lille à ses faubourgs.
Richard E. Schneider (30 juin 2011)
Ilya Ivanovich Ivanov est né en
1870. En 1898, il a établi plusieurs laboratoires zoologiques à Moscou, où il a
étudié les processus reproductifs d'animaux de ferme. En 1901, il a établi le
premier centre au monde pour l'insémination artificielle des chevaux.
Avant et après la révolution bolchevique, Ivanov a appliqué sa technique
pratique à d'autres espèces domestiquées. Plusieurs millions de bovins et de
moutons ont été artificiellement inséminés pas plus tard que le milieu des
années 1930; les soviétiques avaient besoins d'animaux forts pour leur
transformation monumentale de l'économie. Ivanov a aussi essayé de préservé
certaines espèces en danger en utilisant l'insémination artificielle.
En 1927, le journal émigré russe "Russkoye Vremya" a publié des articles
concernant des expériences choquantes dans lesquelles Ivanov a, soi-disant,
essayé d'inséminer artificiellement des femmes et des singes anthropoïdes
femelles avec le sperme d'autres espèces.
Quelques personnes, de quelque manière que ce soit, ont cru ces rapports.
Beaucoup en occident à ce moment soutenaient la République Soviétique
"progressiste". Mais des preuves vinrent après la chute de l'Union Soviétique,
selon Alexander Potapov, qui publia son étude dans le journal "Na Grani
nevozhmozhnogo" (édition 335/4, 2004).
Un document a été découvert dans les archives d'état de la Fédération Russe,
signalant les découvertes d'une commission spéciale créée en 1929 pour évaluer
des expériences proposées par Ivanov d'hybridation interspécifique
d'anthropoïdes. Ces expériences ont été considérées comme étant de "grande
importance scientifique" et le rapport indiquait qu'elles devaient être
poursuivies dans la Colonie de singes de Sukhumi, un centre de primatologie
soviétique.
Les expériences d'hybridation (l'insémination artificielle de femmes avec du sperme de singe anthropoïde) ne devaient être conduites qu'avec l'accord écrit de la femme. Elle accepterait les risques et obéirait au régime d'isolement strict demandé. Les expériences devaient être conduites avec toutes les garanties nécessaires, incluant la prévention contre l'insémination naturelle. Les essais devaient être conduits sur autant de femmes que possible, mais en aucun cas, moins de cinq. Pourquoi les sommités de la science soviétique feraient les louanges de la troublante recherche d'Ivanov. Selon Potapov, l'élite bolchevique voulait détruire la croyance en Dieu et soumettre la nature pour servir l'homme-nouveau soviétique. En tant qu'ancien citoyen soviétique moi même, je peux affirmer que ni les soucis généraux d'éthique ni les croyances judéo-chrétiennes n'étaient d'intérêt pour des marxistes soviétiques.
Staline, dont l'étoile sanglante
s'élevait dans le monde pourpre de la politique soviétique, obtiendrait des
esclaves hybrides qui seraient complètement obéissants. Le goulag et son réseau
de camps de concentration ne seraient pas une nécessité pour les hybrides.
Ivanov et la patrie socialiste s'intéressaient à un autre résultat du
croisement, désigné sous le terme de "vigueur hybride", ou "hétérosis". Les
niveaux d'hétérosis tendent à être plus élevés en résultat d'un croisement,
signifiant que la vigueur des hybrides est plus grande que celle des lignées
parentales. Je suis sûr que Staline et ses acolytes auraient trouvé un autre
usage pour les anthropoïdes chimériques désignés par Ivanov. Aujourd'hui nous
l'appelons guerre biologique.
Guinée.
Ivanov décida qu'une expédition en Afrique l'aiderait à parvenir aux résultats nécessaires. Il déposa une demande, et reçut une approbation du gouvernement soviétique. On lui donna aussi un soutient financier d'un montant de 291 912 dollars, une énorme quantité d'argent pour l'état socialiste appauvri.
Ivanov croyait qu'il n'aurait
aucun problème à inséminer des femmes africaines avec du sperme de chimpanzé.
Mais il avait tort. Les femmes locales refusèrent de se croiser avec des grands
singes. Le scientifique russe ne voulut pas renoncer et fit un accord avec des
médecins dans un hôpital local pour conduire, dans l'enceinte, les expériences
d'hybridation.
Le gouverneur de la province ne s'est pas opposé aux expériences, à condition
que les patients donnent leur accord. Mais les femmes de Guinée refusèrent
catégoriquement de participer, en quoi que ce soit, aux expériences
sensationnelles du scientifique soviétique.
Ivanov fut arrêté un 13 décembre 1930 et condamné au camp de concentration
pendant cinq ans. L'OGPU (le précurseur du KGB) commua sa sentence en un exil
de cinq ans au Kazakhstan. Finalement Ivanov fut relâché de prison en 1932.Il
mourut juste quelques mois plus tard, un 20 mars. Mais notre histoire ne
s'arrête pas là.
URSS
En 1974, le zoologiste belge
Bernard Heuvelmans et le scientifique soviétique Boris F. Porchnev ont publié un
fascinant livre intitulé "L'homme de Neandertal est toujours vivant."
Ce livre contient le récit d'un docteur russe qui s'échappa des camps de
concentration russes, et qui, en 1952 ou 53, rencontra un ami de confiance de
Heuvelmans. Le docteur a prétendu qu'il fut arrêté parce qu'il refusait d'obéir
aux ordres de ses supérieurs.
Il devait conduire une
insémination artificielle de femmes orientales par le sperme de gorilles males.
Les expériences furent conduites dans le département médical des camps de
travaux forcés soviétiques. Le docteur a prétendu qu'une race d'hommes-singes a
alors été créée.
Ils étaient extrêmement forts et couverts de fourrure, travaillaient sans
fatigue dans les mines de sel et avaient une croissance plus élevée que les
humains - mais ils ne pouvaient pas se reproduire.
Les soviétiques ont-ils créé un homme-singe dans leurs laboratoires secrets, une créature qui se serait plus tard échappée pour être confondue en Russie et en Eurasie avec un "homme des neiges," ou un hominoïde relique ?
▪ L’abattage rituel à l’origine de l’infection d’E. coli ?
Le 10 novembre 2010 sept organisations françaises de protection animale alertaient les autorités, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée Nationale, sur les risques sanitaires graves dus à la présence de germes d’origine digestive, comme le E. coli, présents dans les steaks hachés. Brigitte Bardot l’a rappelé dans le silence à peu près total de la presse. Cette infection est accentuée par la généralisation de l’égorgement rituel des bêtes car l’impossibilité matérielle de ligaturer l’œsophage des animaux entraîne un « épanchement de matières stercoraires en provenance de l’estomac qui s’écoulent à travers la section béante de l’œsophage ». La Fondation Brigitte Bardot a remis fin 2010, aux ministres de l'Agriculture et de l’Intérieur ainsi qu’au Chef de l’Etat, le dossier de presse « De la souffrance des animaux … à la tromperie des consommateurs » pour donner l’alerte. Ces constats sont confirmés par des vétérinaires et confortés par la déclaration de Pascale Dunoyer, Chef du Bureau des établissements d’abattage à la Direction Générale de l’Alimentation, dans le bulletin de l’Académie Vétérinaire de France: „Des pratiques liées à la mise en œuvre du rituel d’abattage peuvent avoir des conséquences en termes de salubrité et de sécurité des carcasses. Nous pouvons citer à ce titre le tranchage de la trachée et de l’œsophage qui peut provoquer le déversement du contenu gastrique (voire pulmonaire) sur les viandes des têtes, de gorge et de poitrine ». Mais l’Etat n’a pas voulu sévir contre le rituel totalement désuet et cruel de la viande halal, comme contre toute autre forme d’islamisation rampante de nos comportements sociaux. (D’après la Lettre de l’Institut d’Etudes de la Désinformation, n° 1201, du 29 juin 2011).
▪ Ehec : la bactérie de la honte ou la reconversion ratée vers le « total-bio »
En l’an de grâce 2011 la folie médiatique déclenchée par la bactérie Ehec coûta de plus en plus cher aux Etats européens. Des experts de 27 Etats membres de l’Union Européenne se réunirent le 14 juin à Bruxelles pour évaluer les indemnités à verser aux maraîchers. 150 millions d'euros étaient prévus au départ, mais la commission européenne dut aligner 210 millions d'euros. Le seul et unique perdant fut le consommateur, en particulier le consommateur allemand. Pour celui-ci il n'y avait pas d’autre solution bien évidemment que de régler en tant que contribuable la note pour les concombres et tomates qu'il avait dédaignées comme consommateur pendant des semaines parce que les médias lui avaient dit que la dangereuse maladie ne pouvait provenir, bien entendu, que d’un Etat défaillant du Sud. Cela dit, tous les consommateurs européens ont réglé la facture qu’une fausse information venant d’Allemagne a alourdie.
C’est ainsi sans doute que les chroniqueurs du futur rendront compte de cette nouvelle vague de phobie bactérienne après la vache folle et la grippe aviaire. Abstraction faite des centaines de malades qui furent, hélas ! victimes de l'épidémie et souffriront peut-être de séquelles sévères dans leurs reins et leurs cerveaux, et abstraction faite des trente-neuf morts (fin juin), cette bactérie musclée, résistante à l’artillerie légère des antibiotiques actuels, aura eu deux autres victimes à son actif : l’agriculture bio et les producteurs espagnols de légumes. Puisque la source du mal se trouvait dans une ferme biologique, c’est devenu évident que les produits bio ne sont peut-être pas à la hauteur de leur réputation. Premièrement ils sont chers. Deuxièmement, utiliser comme engrais des excréments d'animaux, n’est peut-être pas l’idéal. Pouah !
Les Espagnols ne sont donc pas aussi sales que ça
Troisièmement, il s’avère que les Espagnols ne sont pas aussi sales que les Allemands l’imaginent. Les maraîchers espagnols étaient soupçonnés par Berlin, en somme, de travailler sans se laver les mains. Les concombres espagnols devinrent ainsi l’ennemi public numéro un du consommateur moyen. C’était clair que l'épidémie ne pouvait venir que d'un Etat qui gaspillait ses euros et menaçait de devenir une charge pour le budget allemand. On s’étonnait même que la mort lente dans les assiettes de salade ne soit pas venue de Grèce. Mais, après tout, l'Espagne est aussi un Etat riverain de la Méditerranée… Vus d’Allemagne, tous les mêmes !
Et, pourtant, c'était une accusation sans preuve. Le ministère allemand de la Santé a admis qu’il y avait eu des insuffisances dans la communication. Le nid du mini-monstre dévoreur d’humains se trouvait au centre de l'Allemagne. L’épicentre était au cœur de la Germanie dans une ferme bio de Bienenbüttel. Quelle ignominie pour la Grande Allemagne qui sait toujours tout mieux que les autres et dénonce le laisser-aller des autres ! Certes, on n’a pas trouvé la source du mal avec une certitude absolue. Il est question parfois de l’eau de telle ou telle rivière et de la transmission d’humain à humain, encore qu’on n’en soit pas tout à fait certain. Toujours est-il qu’il avait fallu beaucoup de temps pour détecter l’origine du mal !
Nous ne dirons pas que la crainte qu’elle soit en Allemagne avait freiné les recherches. Celles-ci ont été menées à Hambourg avec le plus grand sérieux par des médecins e chercheurs responsables. Seulement, c’est grâce à une coopération franco-allemande que le malfaiteur fut identifié. Sans l'aide de l'Agence de sécurité française des aliments, l’Anse, qui a fourni des éléments à l’organisme allemand correspondant, la BfR, le facteur nocif n’aurait sans doute pas été détecté. A noter d’ailleurs que les deux instituts coopéraient déjà étroitement avant l’affaire de l’Ehec. Toujours est-il qu’une fois confirmée la culpabilité des pousses de soja ou d’autres graines allemandes, les consommateurs d’Outre-Rhin se sont enfin rués sur les salades, concombres et tomates dégagées de toute responsabilité.
Une identification difficile et malencontreuse
S’ajoute qu’il n’aura fallu que deux jours aux autorités sanitaires du Nord de la France pour identifier l’origine de la bactérie apparentée au Ehec allemand qui a gravement atteint une dizaine d’enfants dans cette région proche de ligne. Les agents de la maladie étaient embusqués dans des steaks de viande hachée vendus par la chaîne allemande Lidl qui a de nombreuses filiales en France et dont la viande provenait en partie aussi d’Allemagne. Il est vrai que la viande a une traçabilité alors que les légumes n’en ont pas, ce qui a facilité les recherches.
Mais parlons un peu des dégâts qui n’étaient pas étrangers à une certaine configuration de l’âme allemande. La Russie arrêta ses importations de légumes européens. Ce qui mit en difficulté des exportateurs de l’Union Européenne. Beaucoup d'entreprises en Espagne et en Allemagne furent acculées à la faillite. Bruxelles a payé une partie des pots cassés mais qui a donc présenté des excuses ? L'agriculture biologique allemande certainement pas ! Les écolo-pacifistes, une de ces sectes qui contaminent de temps à autre cette pauvre Allemagne, firent de leur mieux pour que l’alimentation biologique soit soustraite au débat. Cependant une discussion fut ouverte sur les ondes de Radio Allemagne (Deutschlandradio). Retenons qu’après des années de résistance, cette très officielle radio publique a fini par se rallier à l’idéologie dominante des médias allemands. Le thème des débats avec participation d’auditeurs fut naturellement Fukushima et l’abandon du nucléaire.
Quand on en vint à parler de l’agriculture biologique, quelques voix s’élevèrent parmi les auditeurs. Mais c’est là qu’on constate qui a voix au chapitre ! il ne s’agissait pas d’émettre des doutes sur la propreté de celle-ci, sur les agents de maladies qu’elle véhicule peut-être, mais pour demander si « le bio était vraiment bio ». C’était clair pour beaucoup de gens qu’il ne l’était pas assez. Des firmes industrielles ne mettent-elles pas des arômes dans les aliments pour les rendre meilleurs, étant donné que le bio n’a aucun goût ? Serait-il donc vrai que le bio lui-même se soit éloigné de Mère Nature ? Pour distinguer le vrai bio du bio frelaté, il faudrait recruter des contrôleurs. Tel fut l’avis général. Ces commissaires biologiques seraient envoyés fouiner partout où il y a du bio pour vérifier si sa fabrication est impeccable. On créerait alors le « tout biologique », une sorte de République totalement bio. Mais qui payerai les contrôleurs ? Qui les formerait ? Qui indemniserait les agriculteurs et les maraîchers et bouchers ruinés par ces contrôles ? Nous autres, bien entendu, nous les vaillants contribuables biologiques. Et ceux qui commettraient des crimes de lèse-bio seraient punis, peut-être placés en détention.
Vers le « tout biologique » ?
Quand les contrôleurs sillonneront le pays, l’air commencera à devenir irrespirable en en Allemagne. Faudra-t-il derechef émigrer pour trouver de l'oxygène politique à l'étranger ? Toujours est-il que personne ni dans aucun organe de la presse de gauche et libérale de gauche en Allemagne n’émit l’idée dans tout ce débat que l’emploi de produits chimiques améliorés pourrait être éventuellement plus judicieux et moins nocif que l’épandage de lisier et de purin. Pourtant on venait de constater que le lieu de naissance de la bactérie était une ferme biologique. Non, cela ne pouvait vraiment pas être le sujet du débat. Sauf une exception. Dans le quotidien « Die Welt“ du groupe de presse Axel-Springer, un article d'Ulli Kulke posa la question de savoir ce qui se serait passé si l'agent pathogène Ehec n'avait pas été repéré chez des agriculteurs biologiques de Bienenbüttel mais dans une ferme alimentée en engrais chimiques par des industriels cupides. Sur un ton politiquement très incorrect, ce journaliste estima qu’on aurait alors pris un tournant radical en direction du « tout biologique ». Le gouvernement aurait décrété que, d’ici 2022, on fermerait toutes les entreprises agricoles conventionnelles et que par la force de loi on ne nourrirait plus le peuple allemand qu’avec du bio certifié conforme.
Friedemann Grunz (juin 2011)
Ce que dévoile l'enquête sur le médicament Médiator et sur le marché du médicament en France, est simplement terrifiant.
Des lois que personne n'applique; dans les institutions chargées du contrôle sanitaire, des conflits d'intérêt à tous les étages; des médecins achetés par les "visiteurs médicaux" des laboratoires, à coups de caisses de champagne ou d'invitations exotiques. Résultat: dans les tiroirs des pharmacies, de véritables médicaments-bombes, de l'aveu même des pharmaciens. Et couvrant tout cela, une presse aveugle au "labo-business". Aveugle? A l'exception d'un journal, la revue Prescrire, ilot préservé de la publicité et de toute accointance avec les labos, dans un océan de complaisances.
C’est plus grave que l’accident survenu en Allemagne avec la dioxine, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas s’alarmer. L’hécatombe provoquée par les médicaments ou les toxines peut être pire que celle d’une guerre. En Allemagne comme en France et dans tous les autres pays couverts par la médecine et la pharmacie, les effets secondaires produits par de nombreux médicaments peuvent être gravissimes sinon mortels. Au moins l’affaire du Médiator en aura-t-elle fait prendre conscience.
Le mouvement social de l’automne dernier en France a exprimé aussi un désir justifié, à savoir le besoin d’aller moins vite, de faire des pauses, d’enrayer la précipitation à laquelle nous sommes tous plus ou moins soumis.
Polarisée sur le temps de travail, la gauche n’a pas encore pris conscience de la vraie revendication. Depuis cent cinquante ans, les syndicats se battent pour diminuer la durée du travail. Là, on est arrivé là à une limite quasi-incompressible. En revanche, pour beaucoup, l’intensité du travail, la pression, posent problème.
Il y a un vrai besoin d’être moins stressé, un stress qui diminue, du reste, la productivité et la créativité dans de nombreuses branches, en particulier dans les métiers qui font appel à la matière grise.
Ces métiers passent pour plus agréables et pourtant ils sont souvent pires que l’artisanat et l’agriculture de jadis. Pourquoi ? Parce que la société de l’information en temps réel par Internet accélère le temps qui passe. On perd décalage et recul. Il faut tout faire avant. Savoir avant. Précéder. Notre monde n’arrête plus d’anticiper. On est sorti du moment présent. Fini le « O temps suspends ton vol ». C’est « toujours plus vite ». Regardez autour de vous !
Certains vivent dans la hantise du réchauffement climatique qui interviendra dans cinquante ou cent ans. D’autres « se projettent » dans l’avenir industriel en oubliant leur entourage. Un symptôme est la frénésie de la grande distribution à vendre déjà, fin octobre-début novembre, les articles de Noël. Elle qui nous vendait dès la fin de l’hiver les maillots de bain de l’été et les skis à la fin de l’été. Les politiques ne sont pas en reste. Depuis des mois déjà, ils sont en pleine campagne électorale… de 2012 !
C’est à ce rythme infernal que travaillent les Asiatiques, eux autrefois lents et méditatifs. Mais il y a l’abus en sens inverse, la pause intempestive. Un exemple, dans un train de nuit Berlin-Paris qui avait pris trois heures de retard suite à « un accident de personne », le wagon restaurant ferma donc trois heures avant l’arrivée à Paris parce que tel était l’horaire prévu par la convention collective. Mot d’ordre : « No stress ». Mais pas pour les passagers qui ont dû se serrer la ceinture.
Il paraît que la France est en retard par rapport à ses voisins pour le télétravail. En cause, l’attachement des salariés à la machine à café… Non, je plaisante, mais il semblerait qu’en France, plus que du bureau à la maison, on soit adepte de la maison au bureau, photos des chères têtes blondes en fond d’écran, des cartes postales envoyées par les collègues. Les cadeaux de fête des mères ont enfin trouvé leur place sur le bureau de maman où mains en plâtre (pour les trombones), pots de confiture décorés (pour les crayons), dessins (pour le fun) peuvent se rendre utiles.
Et puis le bureau, c’est la célébration des anniversaires, du départ en vacances, du retour des vacances, du mariage, du pacs, de la naissance, de la retraite. J’exagère ? Je ne crois pas car j’ai une fille qui trouve cela drôlement sympa même si, à force de grignoter des petits gâteaux, sa ligne s’en ressent. Une prise de poids consécutive à la fréquence des goûters en entreprise peut-elle être considérée comme une maladie professionnelle ? Il y a bien un maître Collard quelconque qui nous soulèvera ça un jour. Après tout, n’attaque-t-il pas l’Armée Française parce que des soldats sont morts à la guerre ?
La grippe A aurait, semble-t-il, favorisé le développement de la pratique du télétravail que d’aucuns pensent réservée à une élite de glandeurs. Moi, je suis à fond pour, par pour glander, mais pour la formule qui autorise à faire son supermarché et à aller chez le médecin à n’importe quelle heure. Parce que, côté flemme, on repassera. Quand on a une certaine masse de boulot à faire en un temps limité, je vous assure que, bureau ou pas, le nez il est dans le guidon. Et là, il faut faire attention à ce que que le bureau à la maison ne se transforme pas en bureau et plus de maison.
Travailler quand on veut, certes, mais il faut que le boulot soit fait, et en général un vrai boulot occupe ce qu’il faut par jour. De plus, le télétravail, c’est la solitude devant son écran, aucune pause à la machine à café, aucun bavardage avec la collègue. C’est aussi la jouissance de faire un petit (tout petit) cluque quand on a un gros coup de pompe, rrrrrmmmmmpfff.
Marie-Pascale Ollivier
▪ Un foie artificiel pour tester des médicaments
Une « machine vivante » constituée de cellules humaines et porcines
Le travail de recherche récompensé de deux femmes-chercheurs allemandes – Les cellules vivent jusqu’à trois semaines grâce aux vaisseaux sanguins – Une alternative fiable aux tests de substances pharmacologiques sur des animaux.
A Stuttgart, deux femmes-chercheurs allemandes ont présenté l’an dernier au public le prototype d’un foie artificiel. Cette machine pourrait remplacer bon nombre de tests pharmacologiques pratiqués sur les hommes et les animaux. D’ici deux ans, la « machine vivante » composée de cellules humaines et animales pourra entrer en service.
Construire des machines qui possèdent les qualités du vivant paraît à priori impossible, car il est très difficile d’imiter avec une machine le processus vital très complexe. En général, toutes les machines conçues jusqu’ici pour tester des substances pharmacologiques et remplacer hommes ou animaux, n’avaient pas un espérance de vie supérieure aux cellules restées à l’intérieur du corps. Celles-ci, d’origine humaine ou animalière, ont besoin d’un ravitaillement régulier. Sinon, elles meurent au bout d’un certain temps, au mieux après quelques jours. Le Prof. Heike Mertsching et le Dr. Johanna Schanz ont donc eu l’idée de prévoir un système de vaisseaux sanguins naturels pour alimenter les cellules humaines et animales. « La particularité de notre foie-machine », explique Johanna Schanz de l’Institut IGB de la Fraunhofer-Gesellschaft à Stuttgart, qui a choisi cette machine comme thèse de doctorat, « c’est son système vasculaire complet. Il crée un environnement naturel pour les cellules hépatiques humaines que nous y avons transplantées. Ces cellules hépatiques et endothéliales peuvent donc atteindre une durée de vie bien plus étendue. D’autre part, ces cellules hépatocytes sont également capables de transformer des substances pharmacologiques qu’on leur aurait administrées. Nous avons ajouté aussi un groupe de cellules endothéliales vivantes, » poursuit Dr. Johanna Schanz, « elles constituent la barrière entre le sang et les tissus. »
Comme l’utilisation d’artères artificielles pour alimenter les cellules vivantes s’est avérée inefficace, les deux femmes-chercheurs ont eu l’idée d’utiliser un morceau de l’intestin d’un porc. Il constitue le système d’approvisionnement des cellules humaines. Ensuite, elles ont remplacé les cellules porcines intestinales par des cellules humaines, des hépatocytes et des cellules endothéliales. Ainsi avait-on recréé un foie artificiel complet, proche du foie humain. La petite machine fut installée ensuite dans un bioréacteur spécialement conçu. Il possède notamment une tuyauterie et un système de pompage. Ainsi, les liquides nutritifs peuvent être amenés dans ce foie artificiel et desservis à l’exemple des artères et veines. Le Dr. Schanz conclut : « Après la première mise en route, les cellules de ce foie machine restèrent actives pendant plus de trois semaines. Mais », ajoute-t-elle, « ce délai pourra encore être allongé ». Le temps de carence pour prouver des effets secondaires de médicaments étant de six semaines, la moitié du chemin est donc faite. Pendant les deux années à venir, les deux chercheurs féminins pourront encore procéder à bon nombre de tests de fonctionnement de leur machine de foie et prolonger surtout la survie de ses cellules vivantes.
Une nouvelle solution qui soulage tout le monde
Bien que l’industrie pharmaceutique soit souvent pointée du doigt, la loi permet l’exécution de tests de nouveaux médicaments sur les animaux. Pendant les tests cliniques, jusqu'à 30 % des effets secondaires d’un médicament se manifestent. Ce foie artificiel pourrait donc remplacer - du moins en partie - les tests cliniques sur des animaux et des hommes. Ses cellules hépatocytes humaines qui y sont transférées et y croissent, réduisent efficacement les effets toxiques des substances administrées, les décomposent, voire les annulent. C’est ce que les deux chercheurs ont déjà pu observer. Ces hépatocytes forment ou décomposent également des protéines à partir des substances administrées, tout comme un foie naturel. Le foie artificiel fournira donc beaucoup de résultats concernant les effets secondaires d’un médicament ou d’une nouvelle substance chimiques contenue p. ex. dans un produit cosmétique.
Les cellules humaines dans ce foie machine se prêtent mieux à des tests de médicaments que les êtres vivants, car l’homme et l’animal ne sont pas identiques à 100 %. Il faut considérer aussi, que les effets des médicaments ne sont pas toujours les mêmes sur tous les patients. Somme tout, ce foie artificiel soulagera non seulement les animaux, mais aussi les chercheurs, qui disposeront dans un avenir proche d’une alternative fiable.
A l‘heure actuelle, les deux scientifiques valident leur précieuse invention et travaillent en vue de sa mise en route. Leur employeur, la Fraunhofer-Gesellschaft leur a déjà attribué un premier prix de reconnaissance.
Richard E. Schneider
▪ Les gros volent mal – sauf évidemment l’A-480
Faudra-t-il en effet fabriquer des gros transporteurs pour personnes bien en chair ? La question s’est posée d’abord aux Etats-Unis où un Américain sur trois est « gras » au sens médical du terme, c'est-à-dire qu’il a 20% de masse pondérale supérieure à la moyenne. Au cours des dernières 40 années, le poids moyen des Américains s’est alourdi de 15 kilos. Mais en Europe aussi, en France également où pourtant, surtout dans le Midi, la nourriture est plus équilibrée qu’aux Etats-Unis et où le jogging a mis en mouvement une partie de la population. Les femmes en France auraient pris près de trois centimètre en taille et les hommes cinq centimètre, mais avec près de trois kilos de plus pour les femmes et près de cinq pour les hommes. Ce qui naturellement pose problème dans les avions où les sièges ne dépassent guère 45 cm de largeur. Depuis des années, les plaintes d’usagers des transports aériens s’accumulent Outre-Atlantique : « Je vole au moins une fois par mois pour mon travail de l’Ouest à l’Est des USA. Pourquoi me faire gâcher le vol par un mec de 250 kilos à ma gauche ou à ma droite ? », écrit Bob ironiquement. « Il faut payer une surtaxe pour plus de 20 kg de bagage – pourquoi pas pour du surpoids corporel », demande un reporter. Dans les années vingt et trente, les compagnies aériennes pesaient non seulement les bagages, mais aussi les passagers. Faudra-t-il en revenir là ? De plus, les obèses ne peuvent pas fermer leur ceinture de sécurité ni abaisser les accoudoirs, comme c’est requis dans les avions. Mais les gros se rebiffent. A Tampa en Floride, il s’est formé une « Coalition des gros » qui proteste contre les discriminations sur son « Big Fat Blog ». Encore une minorité opprimée de plus. Une grosse minorité…